L’Algérie et l’Azerbaïdjan franchissent une nouvelle étape dans leur coopération énergétique. Par un décret présidentiel signé le 12 mai 2026, le président Abdelmadjid Tebboune a ratifié un protocole d’accord stratégique destiné à renforcer les échanges bilatéraux dans les secteurs du pétrole, du gaz et des énergies émergentes.
Un accord énergétique ambitieux entre Alger et Bakou
Le partenariat entre Alger et Bakou prend une nouvelle dimension avec la validation officielle d’un protocole d’accord conclu entre les deux pays dans le domaine des hydrocarbures. Signé initialement le 29 novembre 2022, ce texte bénéficie désormais d’une ratification formelle, ouvrant la voie à sa pleine mise en œuvre.
À travers cet engagement, l’Algérie et l’Azerbaïdjan entendent consolider leurs relations économiques et approfondir leur coopération dans un secteur central pour leurs économies. L’accord repose sur une logique d’intérêts partagés, de coopération équilibrée et de développement commun autour des ressources énergétiques.
Une coopération étendue du pétrole aux énergies du futur
Le protocole prévoit un cadre de collaboration particulièrement large couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique. Les deux pays misent notamment sur le développement de projets liés à l’exploration et à la production d’hydrocarbures, aussi bien en zones terrestres qu’en milieux offshore, tout en intégrant des initiatives dans la pétrochimie.
L’accord englobe également la commercialisation, le transport et la distribution de produits énergétiques, incluant le gaz naturel liquéfié et le naphta. Parmi les points clés figure l’approvisionnement à long terme de la raffinerie Augusta, en Sicile, via la fourniture de pétrole brut léger azerbaïdjanais par la compagnie Socar au bénéfice de Sonatrach Raffineria Italiana. En parallèle, les deux partenaires souhaitent accélérer leur positionnement sur les nouvelles filières énergétiques, notamment l’hydrogène et les projets d’énergie verte, tout en développant les études relatives à leur production et à leur transport.
Un partenariat durable axé sur l’innovation et la formation
Conclu pour une période initiale de cinq ans, le protocole prévoit une reconduction automatique pour des cycles équivalents, sauf décision contraire de l’une des parties. Cette disposition traduit la volonté des deux États d’inscrire leur coopération dans une perspective de long terme.
Au-delà des aspects purement industriels, l’accord accorde une place importante au partage d’expertise réglementaire, à la modernisation des cadres juridiques et au développement des compétences humaines à travers des programmes de formation croisés. En renforçant leurs synergies dans les hydrocarbures, les infrastructures et les énergies renouvelables, l’Algérie et l’Azerbaïdjan affichent leur ambition commune de gagner en influence sur l’échiquier énergétique international et de répondre aux enjeux énergétiques des prochaines décennies.