Les visas Schengen pour les Algériens pourraient bientôt retrouver leur rythme habituel. C’est le message porté par Stéphane Romatet, ambassadeur de France en Algérie, qui affiche son optimisme après une longue période de blocage. L’objectif affiché : revenir au niveau de délivrance qui prévalait avant la crise diplomatique entre les deux capitales.
Un retour progressif à la normale pour les visas Schengen
Dans un entretien accordé à un média algérien et diffusé le mercredi 15 juillet, le diplomate français a évoqué sans détour les difficultés récentes. La brouille entre Paris et Alger, qui a paralysé les relations bilatérales durant près de deux ans, a lourdement pesé sur la délivrance des sésames.
« Il est vrai que ces derniers mois ont été compliqués », a admis l’ambassadeur. Selon lui, la réduction des effectifs consulaires affectés au traitement des dossiers a rendu l’obtention d’un rendez-vous nettement plus ardue pour les demandeurs algériens.
Cette situation a touché l’ensemble des ressortissants souhaitant se rendre en France, qu’il s’agisse de visites familiales, de déplacements professionnels ou de voyages d’affaires. Pour Stéphane Romatet, la priorité est claire : la politique migratoire ne doit plus compliquer l’accès au territoire français pour les Algériens.
La reprise des rendez-vous, une urgence pour l’ambassade
Le représentant de la France a insisté sur l’importance de remettre en état les réseaux diplomatiques et consulaires. Depuis son retour à Alger, il fait de ce chantier une priorité absolue afin de rétablir un fonctionnement fluide des services.
Un point central concerne le prestataire chargé de la collecte des dossiers de demande. L’ambassadeur souhaite que les créneaux de rendez-vous soient de nouveau ouverts et accessibles au plus grand nombre de candidats au voyage.
« Il est indispensable que la population algérienne ne subisse plus ces conséquences », a-t-il martelé. Le diplomate assure que tout est mis en œuvre pour corriger rapidement les dysfonctionnements, tout en restant prudent sur un calendrier précis de retour à la normale.
Une chute du nombre de visas délivrés aux Algériens
Interrogé sur les statistiques récentes, Stéphane Romatet n’a pas communiqué de chiffres exacts. Il a néanmoins reconnu une baisse marquée par rapport aux quelque 250 000 visas accordés chaque année avant la crise.
« Ce volume a nettement diminué en raison des difficultés évoquées », a-t-il concédé. Son ambition est désormais de faire remonter le nombre de titres délivrés aux citoyens algériens disposant de motifs légitimes pour se rendre en France.
Un objectif : retrouver les niveaux d’avant la crise
L’ambassadeur espère renouer avec les volumes antérieurs à la rupture diplomatique. Cette remontée devrait bénéficier aux voyageurs disposant de dossiers solides, qu’ils soient étudiants, familles, entrepreneurs ou touristes.
Le retour progressif du personnel consulaire, fortement réduit pendant la période de tensions, constitue la clé de cette relance. Un fonctionnement complet des consulats permettrait d’absorber la demande accumulée ces derniers mois.
Le renfort des effectifs consulaires attendu dès l’été
La question du redéploiement des agents fait l’objet de discussions en cours entre les deux États. L’ambassadeur souhaite que l’intégralité des équipes nécessaires soit opérationnelle avant la fin de la saison estivale.
« Nous travaillons pour que, dès cet été, tous les effectifs requis pour mener à bien nos missions en Algérie soient en poste », a précisé le diplomate. Ce renforcement doit accélérer le traitement des demandes et réduire les délais d’attente.
Cette annonce marque un signal d’apaisement dans une relation longtemps marquée par les crispations. Reste à savoir si les délais réels de délivrance suivront la volonté affichée par les autorités françaises. Les demandeurs algériens attendent surtout des résultats concrets dans les prochaines semaines.

