Selon plusieurs médias français, un juge d’instruction antiterroriste a mis en examen, dimanche 24 mai, quatre individus soupçonnés d’être impliqués dans « une tentative de meurtre » visant Hichem Aboud, survenue en février 2025 à Roubaix.
Trois des suspects, décrits comme de jeunes individus, sont poursuivis pour « tentative de meurtre » en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste. Le quatrième est mis en cause pour complicité ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Tous ont été placés en détention provisoire, signe de la gravité des faits reprochés et du sérieux des éléments réunis par les enquêteurs.
Selon les mêmes médias français, cette affaire s’inscrit dans le prolongement d’investigations menées initialement sur un braquage de musée près de Lyon, en novembre 2024. C’est dans ce cadre que les enquêteurs ont découvert l’existence d’un « contrat » visant Hichem Aboud. En remontant les échanges sur la messagerie cryptée Signal, ils ont pu identifier un groupe structuré, incluant une équipe d’exécutants présumés. L’un d’eux était en charge de passer à l’acte pour une somme estimée à 10 000 euros.
Tentative présumée contre Hichem Aboud : son avocat réagit aux révélations
Les médias français ajoutent que les suspects se sont rendus à Roubaix en février 2025 avec une mission claire : localiser et éliminer leur prétendue cible. Toutefois, le plan a échoué en raison de l’absence d’Aboud à l’adresse indiquée.
Réagissant à ces révélations, l’avocat de Hichem Aboud, Dalil Essakali, a affirmé que son client avait appris l’existence de cette tentative par voie de presse, tout en soulignant que cela ne constituait pas une surprise. Il évoque notamment d’autres menaces présumées, notamment à Liège et à Paris. De son côté, Aboud estime que cette tentative s’inscrit dans une série d’actions pour « le faire taire ».
Ancien officier de l’Armée nationale populaire devenu journaliste, Hichem Aboud vit en exil en France depuis plusieurs années. Il est classé « terroriste » par les autorités algériennes et fait l’objet, depuis mars 2022, d’un mandat d’arrêt international.