Les dernières données publiées par la plateforme Trading Economics mettent en lumière les écarts de salaires minimums entre pays arabes et économies mondiales. Avec un SNMG fixé à 24 000 dinars depuis janvier 2026, l’Algérie figure parmi les niveaux les plus modestes de la région lorsqu’une comparaison est effectuée en dollars américains.
L’Algérie parmi les salaires minimums les plus faibles du monde arabe
Selon les chiffres recensés par Trading Economics, le Salaire national minimum garanti (SNMG) en Algérie est établi à 24 000 dinars par mois depuis janvier 2026. Converti selon le taux de change en vigueur, ce montant représente environ 181 dollars mensuels, plaçant le pays dans la partie basse du classement régional.
La Tunisie affiche également un niveau comparable. La plateforme indique un salaire minimum journalier de 20,32 dinars tunisiens qui, ramené à une estimation mensuelle basée sur une moyenne de jours travaillés, conduit à une valeur proche de celle observée en Algérie. Toutefois, ces comparaisons reposent uniquement sur les montants nominaux convertis en dollars et ne prennent pas en compte les différences de coût de la vie d’un pays à l’autre.
Des écarts marqués avec d’autres pays arabes et les économies européennes
Dans le reste du monde arabe, certains pays présentent des niveaux plus élevés. La Jordanie, par exemple, affiche un salaire minimum de 290 dinars jordaniens par mois, soit environ 409 dollars après conversion. Le Maroc se situe également au-dessus avec un salaire minimum mensuel de 3 423 dirhams, représentant près de 350 dollars au taux de change actuel. L’Égypte figure aussi dans les données de la plateforme avec un salaire minimum de 7 000 livres égyptiennes par mois.
À l’échelle internationale, l’écart devient encore plus significatif face aux économies européennes. Le Luxembourg dépasse les 2 700 euros mensuels de salaire minimum, tandis que les Pays-Bas, la France et l’Allemagne affichent également des niveaux nettement supérieurs. Ces différences illustrent les disparités importantes de rémunération entre pays développés et économies émergentes.
Une hausse du SNMG en Algérie depuis janvier 2026
L’Algérie a néanmoins procédé à une revalorisation de son salaire minimum en début d’année 2026, avec un passage de 20 000 à 24 000 dinars mensuels. Cette augmentation s’inscrit dans un ensemble de mesures sociales présentées par les autorités comme un levier de soutien au pouvoir d’achat des ménages.
Depuis plusieurs années, différentes décisions ont été mises en œuvre, notamment la hausse des salaires et des pensions de retraite, ainsi que l’introduction de nouvelles aides sociales, parmi lesquelles l’allocation chômage, l’allocation destinée aux étudiants et le soutien accordé aux personnes en situation de handicap. En parallèle, les pouvoirs publics affichent leur volonté de poursuivre les investissements dans des secteurs jugés stratégiques comme l’énergie, l’agriculture, les mines et les infrastructures.