Les prix des billets d’avion entre la France et l’Algérie connaissent une évolution contrastée en cette mi-juillet. Tandis que les tarifs à l’aller se détendent légèrement, ceux du retour vers l’Hexagone amorcent déjà une hausse marquée. Un tour d’horizon s’impose pour les voyageurs qui n’ont pas encore réservé.
Billets France – Algérie : Air Algérie maintient des prix très élevés
Les grandes vacances d’été battent leur plein et de nombreux membres de la communauté algérienne installée en France s’apprêtent à rejoindre le pays. Reste l’étape incontournable : décrocher un billet d’avion à un prix raisonnable, deux semaines après le début des congés scolaires.
Chez la compagnie nationale, les tarifs demeurent salés. Un aller simple Paris – Alger débute à 679 euros pour le samedi 18 juillet. Il faut patienter jusqu’au 21 juillet pour espérer trouver un vol facturé sous la barre des 400 euros.
Cette envolée touche aussi les autres liaisons de la compagnie. Le trajet Marseille – Oran du 20 juillet est affiché à partir de 463 euros. Quant au Lyon – Constantine, toujours en aller simple, il grimpe dès 517 euros pour le 18 juillet.
Transavia, ASL et Volotea : des alternatives plus abordables au départ de la France
Les compagnies à bas coût proposent des tarifs bien plus attractifs sur les vols France – Algérie. Chez Transavia, filiale du groupe Air France, le Paris – Alger en aller simple est accessible dès 332 euros le 19 juillet, puis 258 euros le 21 juillet.
La même enseigne commercialise son vol Montpellier – Oran à partir de 258 euros pour le 21 juillet. Ces montants correspondent toutefois à des offres de base, sans bagage en soute inclus.
ASL Airlines casse les prix vers Alger
Du côté d’ASL Airlines, le Paris – Alger s’affiche à 358 euros du 18 au 20 juillet. La compagnie se montre plus compétitive sur d’autres axes : le Lyon – Alger débute à 207 euros le 19 juillet, et descend même à 195 euros pour le 20 juillet.
Volotea, la low cost espagnole en léger recul
Enfin, chez Volotea, les tarifs fléchissent quelque peu sur cette seconde quinzaine, même s’ils restent conséquents pour des trajets à peine plus longs que deux heures. Le Bordeaux – Alger part de 164 euros le 21 juillet.
La compagnie ibérique propose également son Marseille – Oran à 300 euros pour le 19 juillet, contre seulement 138 euros deux jours plus tard, le 21 juillet. Les écarts d’un jour à l’autre restent donc considérables.
Vols Algérie – France : la flambée des billets retour est déjà lancée
Alors que certains hésitent encore à réserver leur voyage vers l’Algérie, d’autres ont déjà profité de leur séjour et préparent leur retour dans l’Hexagone. Or c’est précisément dans ce sens que la tendance s’inverse brutalement.
Le scénario est désormais bien connu : les prix France – Algérie vont bientôt refluer, cédant la place à une nouvelle flambée sur les liaisons Algérie – France. Le phénomène s’amorce déjà pour les départs de fin juillet et d’août.
Air Algérie : le retour peut tripler de prix
Chez la compagnie nationale, un Alger – Paris est proposé à 26 000 dinars pour la fin juillet. Le tarif s’envole ensuite au-delà de 69 000 dinars pour un départ autour du 10 août. Ce même billet atteint 94 000 dinars pour le 14 août.
Transavia, ASL et Volotea : les tarifs s’emballent au retour
La hausse frappe aussi les compagnies à bas coût. Chez Transavia, le Bejaïa – Lyon est affiché à 87 euros seulement pour le 30 juillet, mais bondit à 128 euros le 6 août, puis 268 euros le 13 août et jusqu’à 366 euros le 24 août.
ASL Airlines suit la même courbe ascendante. Son Alger – Lille coûte 60 euros à la mi-juillet, puis 140 euros en fin de mois. Le tarif dépasse ensuite 300 euros le 12 août pour frôler les 600 euros à la toute fin du mois.
Volotea n’échappe pas à la règle. Le Tlemcen – Marseille est vendu à 52 euros pour la fin juillet, avant de grimper au-delà de 250 euros à la mi-août. Les écarts sont donc spectaculaires selon la période choisie.
Face à ces variations importantes des prix des billets d’avion entre la France et l’Algérie, la réservation anticipée demeure le meilleur réflexe pour les voyageurs. Plus l’achat est repoussé, plus le risque de voir les tarifs s’envoler augmente, notamment sur les vols retour prévus en pleine période estivale.