Le déstockage du poulet mené par l’Office national des aliments de bétail (Onab) se poursuit à travers l’ensemble du territoire algérien. Cette opération vise à réguler les prix et à garantir la disponibilité de la volaille à un tarif accessible, fixé à 350 dinars le kilogramme. Elle intervient dans un contexte marqué par l’approche du Mawlid Ennabaoui.
Un déstockage massif du poulet sur tout le territoire
L’Onab a engagé la mise sur le marché d’importantes quantités de poulet congelé. Ces volumes sont écoulés via un réseau de 143 points de vente répartis dans les différentes régions du pays. L’objectif affiché est de peser sur les prix tout en assurant un approvisionnement régulier des consommateurs.
Selon Mohamed Saïd Lalleg, directeur de l’administration générale de l’Office, cette démarche répond à une volonté claire. Il s’agit de maintenir une offre suffisante et de proposer un produit à un prix maîtrisé. Le tarif de 350 dinars le kilogramme reste le repère central de cette opération.
Un prix fixé à 350 dinars le kilogramme
Le prix de vente du poulet a été volontairement établi à un niveau abordable. Ce montant de 350 dinars le kilo permet aux ménages algériens d’accéder plus facilement à la volaille. Cette mesure tarifaire constitue un levier direct de régulation du marché.
En affichant un tarif inférieur à celui observé habituellement, l’Onab entend limiter les tensions sur les prix. Cette stratégie profite en premier lieu au pouvoir d’achat des consommateurs. Elle contribue également à stabiliser un produit très demandé au quotidien.
Un approvisionnement quotidien des points de vente
L’alimentation des 143 points de vente s’effectue de manière progressive et continue. Chaque jour, des quantités de poulet sont acheminées afin de couvrir l’ensemble du réseau. Cette organisation vise à éviter toute rupture de stock durant l’opération.
La distribution s’appuie sur une logistique déployée à l’échelle nationale. Toutes les wilayas concernées bénéficient d’un ravitaillement régulier. L’Office privilégie une couverture territoriale large pour toucher un maximum de citoyens.
Le rôle des complexes régionaux et de la SARPA
L’approvisionnement mobilise plusieurs structures relevant de l’Onab. Les complexes situés à l’Est, au Centre et à l’Ouest du pays participent activement à cette chaîne de distribution. Ils constituent les piliers logistiques de l’opération de déstockage.
La Société algérienne de régulation des produits agricoles (SARPA) intervient également dans ce dispositif. Sa contribution renforce la capacité de l’Office à alimenter l’ensemble des points de vente. Cette coordination entre entités publiques garantit une meilleure fluidité de l’offre.
Une opération liée à la célébration du Mawlid Ennabaoui
Le calendrier de cette initiative n’est pas anodin. Le déstockage du poulet coïncide avec l’approche de la fête du Mawlid Ennabaoui. Durant cette période, la demande en produits alimentaires tend traditionnellement à augmenter.
Face à cette hausse prévisible de la consommation, l’Onab anticipe les besoins des ménages. La disponibilité accrue de volaille à prix réduit répond à cette attente saisonnière. L’objectif est d’accompagner les familles dans leurs achats liés à la célébration.
Un outil de régulation du marché de la volaille
Au-delà de l’événement religieux, cette opération s’inscrit dans une logique de régulation durable. En injectant d’importantes quantités de poulet sur le marché, l’Onab influe directement sur l’équilibre entre l’offre et la demande. Cette intervention agit comme un frein à la spéculation.
Le recours à un vaste réseau de points de vente renforce l’efficacité de cette stratégie. La présence de l’Office dans les différentes régions permet une action de proximité. Les consommateurs disposent ainsi d’un accès facilité à un produit de large consommation.
À travers ce déstockage du poulet, l’Onab confirme son rôle dans la stabilisation des prix alimentaires en Algérie. Le maintien d’un tarif de 350 dinars le kilogramme et l’approvisionnement quotidien des 143 points de vente traduisent une volonté de préserver le pouvoir d’achat. Reste à observer l’impact de cette opération sur l’ensemble du marché de la volaille dans les prochaines semaines.