Le départ de Riyad Mahrez d’Al-Ahli, officialisé durant le dernier mercato estival, cacherait une réalité bien plus complexe que celle avancée par le club saoudien. Selon plusieurs informations, le directeur sportif Rui Pedro aurait joué un rôle central dans l’éviction de l‘international algérien. Une version qui s’oppose frontalement au discours tenu publiquement par la formation de Djeddah.
La version officielle d’Al-Ahli remise en question
Majed Al-Fahmi, chargé de communication du champion d’Asie, avait pris la parole dans l’émission Dureina Ghir pour justifier ce transfert. Selon lui, le départ de Mahrez, au même titre que celui de l’Ivoirien Franck Kessié, relevait uniquement d’un choix sportif, sans la moindre considération économique.
Pourtant, des sources proches du dossier contredisent cette explication. Pour mettre un terme au contrat de l’ailier algérien, Al-Ahli aurait déclenché une clause spécifique de l’accord. Le club aurait ainsi réglé une compensation de 15 millions d’euros afin d’obtenir la rupture anticipée du contrat.
Une rupture qui interroge sur les motivations réelles
Ce montant conséquent versé au joueur alimente les doutes autour de la thèse strictement technique. Si le départ répondait à une simple logique de terrain, difficile de comprendre pourquoi le club a accepté de débourser une telle somme. Les zones d’ombre entourant ce dossier ne cessent donc de s’épaissir.
Rui Pedro, véritable instigateur de l’éviction de Mahrez
D’après les éléments recueillis, le directeur sportif portugais Rui Pedro aurait activement œuvré pour se séparer de l’ancien capitaine des Fennecs. L’objectif était double : libérer une place dans l’effectif et dégager une marge budgétaire pour attirer un renfort ciblé.
Le dirigeant portugais avait en tête le recrutement de son compatriote Francisco Trincão, dont l’arrivée nécessitait un ajustement de l’effectif. Le départ de l’ailier algérien s’inscrivait ainsi dans une stratégie clairement définie, bien loin d’un simple arbitrage sportif.
Matthias Jaissle, un prétexte commode
Alors que le porte-parole a tenté de dédouaner le nouveau responsable technique, les coulisses du vestiaire saoudien dessinent un tout autre scénario. L’ancien entraîneur Matthias Jaissle aurait été présenté comme le décisionnaire, servant en réalité de bouclier pratique.
Selon les mêmes indiscrétions, la décision d’écarter Mahrez aurait été prise bien avant le départ du technicien allemand. Le club aurait donc habilement construit une justification pour masquer les véritables ressorts de cette séparation.
À 35 ans, Mahrez à la recherche d’un nouveau projet
Aujourd’hui libre de tout engagement, Riyad Mahrez, âgé de 35 ans, doit désormais préparer la suite de son parcours. L’ancien joueur de Manchester City et emblème de la sélection algérienne aspire à relever un nouveau défi pour poursuivre sa carrière au plus haut niveau.
Deux options semblent aujourd’hui se dégager pour l’ailier vedette. Un retour dans un grand championnat européen reste envisageable, tout comme une nouvelle expérience dans un club du Golfe persique. Aucune décision définitive n’a pour l’heure été arrêtée par l’intéressé.
Une décision très attendue par les supporters
Le prochain choix du meneur de jeu suscite une forte attente parmi les fans algériens. Toujours attaché aux couleurs nationales, Mahrez demeure une figure incontournable du football maghrébin, dont chaque mouvement est scruté de près.
Ses performances passées, notamment son rôle décisif lors du sacre continental de l’Algérie, expliquent cet engouement autour de son avenir. Le milieu offensif conserve un capital sympathie important auprès du public, malgré les turbulences de sa dernière expérience saoudienne.
En définitive, le dossier Mahrez illustre les tensions internes qui traversent parfois les grands clubs du Golfe, entre communication maîtrisée et réalités de vestiaire. La prochaine destination de l’international algérien devrait se dessiner dans les semaines à venir et clarifier enfin cette période d’incertitude.
