Le départ de Riyad Mahrez d‘Al-Ahli Djeddah trouve enfin son explication officielle. Majed Al-Fahmi, porte-parole du club saoudien, a pointé du doigt l’entraîneur allemand Matthias Jaissle comme unique responsable de cette rupture intervenue durant le mercato estival. Une mise au point qui contredit les rumeurs financières entretenues ces dernières semaines.
Un choix sportif assumé par le seul Jaissle
Interrogé lors de l’émission télévisée Doreina Ghair, le représentant du club a livré une version sans ambiguïté. Selon lui, la fin de collaboration avec l’ailier algérien de 35 ans relève d’une décision purement technique prise par l’ancien coach allemand.
« Le départ des joueurs était dû à une décision purement sportive, pas financière », a insisté Al-Fahmi. Le porte-parole a rangé dans la même catégorie le cas du milieu ivoirien Frank Kessié, lui aussi remercié pour des motifs identiques.
Le dirigeant a par ailleurs dédouané le directeur sportif portugais Rui Pedro, écarté de toute responsabilité dans ce dossier. Concernant Jaissle, il a rappelé un paradoxe de taille : tout laissait présager une prolongation du technicien, avant que ce dernier ne préfère finalement quitter son poste de son plein gré.
Une rupture de contrat facturée 15 millions de dollars
Pour se séparer de Riyad Mahrez, Al-Ahli a actionné une clause de résiliation anticipée après trois années passées ensemble. L’opération aurait coûté au club environ 15 millions de dollars, selon les estimations disponibles.
Cette issue a surpris l’ancien international algérien, dont l’engagement devait en principe se poursuivre jusqu’à l’été 2026. La décision a donc brutalement écourté une aventure qui s’annonçait plus longue sur le papier.
Plusieurs raisons évoquées avant la version officielle
Avant cette clarification, différentes analyses avançaient d’autres motifs pour justifier ce départ. Étaient notamment cités l’âge du joueur, désormais 35 ans, une rémunération jugée trop lourde, mais aussi la stratégie de la direction saoudienne visant à bâtir un effectif tourné vers l’avenir.
Malgré cette séparation, le natif de Sarcelles laisse une trace notable à Djeddah. Ses statistiques affichent 122 rencontres disputées, 37 réalisations et 50 passes décisives en trois saisons, d’après les données de Transfermarkt.
Son bilan collectif reste tout aussi flatteur. Avec la formation surnommée Al-Raqei, l’ailier a soulevé à deux reprises la Ligue des champions d’Asie de l’AFC, auxquelles s’ajoute un sacre en Supercoupe d’Arabie saoudite.
L’avenir de Riyad Mahrez encore incertain
Désormais sans club, l’ancien capitaine des Fennecs n’a pas encore fixé sa future destination. Le marché des transferts multiplie pourtant les hypothèses le concernant, sans qu’aucune ne se soit concrétisée à ce jour.
Plusieurs formations sont ainsi associées à son nom dans la presse spécialisée. En Italie, la Roma et le club de Côme surveilleraient sa situation, tandis que le club émirati d’Al-Jazira et le projet saoudien Neom compléteraient la liste des prétendants.
Pour l’heure, aucune proposition ferme n’a débouché sur un accord. L’ancien meneur de jeu de la sélection algérienne se retrouve donc dans l’attente, à l’aube d’une saison qui pourrait peser lourd dans la trajectoire de sa carrière.
La version défendue par Al-Ahli referme ainsi le débat sur les véritables raisons de ce départ, en écartant définitivement la piste financière. Reste à savoir vers quel championnat l’ex-Ballon d’or africain choisira de rebondir dans les prochaines semaines.


