La CAN 2027 se retrouve au cœur d’un débat inattendu, et l’Algérie vient d’y répondre sans détour. Alors que les trois pays d’Afrique de l’Est chargés d’accueillir la compétition peinent à finaliser leurs infrastructures, la Fédération algérienne de football rejette toute idée de reprendre l’organisation. Une fin de non-recevoir claire, même face à une éventuelle demande de la Confédération africaine de football.
Un trio est-africain sous pression avant le coup d’envoi
La 36e édition du tournoi continental est programmée du 19 juin au 17 juillet 2027. Elle doit se dérouler conjointement au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, une première pour cette zone du continent.
Pourtant, à moins de sept mois de l’événement, les chantiers accusent d’importants retards. Les travaux d’aménagement des stades et des équipements soulèvent de réelles interrogations sur la capacité des trois nations à respecter le calendrier fixé.
Cette situation replace la CAF face à un obstacle familier : trouver des candidats capables de satisfaire ses exigences en matière d’accueil. Le manque de dossiers solides revient régulièrement freiner ses ambitions organisationnelles.
Un plan B qui circule malgré les assurances officielles
Lors d’une récente tournée d’inspection, le patron de la CAF, Patrice Motsepe, s’est voulu rassurant. Selon lui, aucune solution de repli n’était envisagée et la compétition se tiendrait comme prévu.
En coulisses, le discours est toutefois plus nuancé. La perspective d’une organisation de secours alimente les discussions internes. Said Ali Said Osman, président de la Fédération comorienne, a évoqué dans les colonnes du journal Le Monde une liste de cinq nations jugées prêtes à intervenir en urgence : l’Algérie, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, l’Égypte et le Maroc.
L’Algérie refuse toute organisation de la CAN 2027
Interrogée sur ce dossier, une source responsable au sein de la Fédération algérienne de football a écarté sans ambiguïté toute participation à l’organisation de la CAN 2027. La réponse ne laisse place à aucune interprétation.
Le pays n’est tout simplement pas intéressé, quelle que soit la forme que prendrait la sollicitation. Même une requête directe émanant des plus hauts dirigeants de la Confédération africaine ne changerait rien à cette position.
Ce choix confirme une orientation déjà affirmée par le passé. L’Algérie avait auparavant décliné une proposition similaire, lorsque l’instance continentale l’avait encouragée à déposer un dossier pour l’une des futures éditions du tournoi.
Un potentiel technique pourtant reconnu
Le paradoxe de cette décision saute aux yeux. Avec ses enceintes sportives récentes et ses installations conformes aux normes internationales, l’Algérie figure parmi les pays les mieux équipés du continent.
Sur le plan purement logistique, elle disposerait donc des moyens nécessaires pour relever un tel défi dans des délais serrés. Ce refus relève davantage d’un choix stratégique que d’une contrainte matérielle.
Une décision qui rétrécit les options de la CAF
La fermeté algérienne met en lumière les fragilités structurelles de la Confédération africaine. Sécuriser des candidatures fiables pour ses grands rendez-vous reste un exercice délicat.
Sans l’appui d’Alger, l’éventail des solutions de rechange se réduit considérablement. Si le scénario est-africain venait à s’effondrer, Patrice Motsepe devrait se rabattre sur les autres nations mentionnées dans la liste.
L’équation devient donc plus complexe pour l’instance dirigeante du football africain. Elle continue néanmoins d’espérer que le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie tiendront leurs engagements dans les temps impartis.
En verrouillant sa position, l’Algérie envoie un message limpide et prive la CAF d’un recours de poids pour la CAN 2027. La réussite de cette édition repose désormais entièrement sur la capacité des trois hôtes est-africains à rattraper leur retard avant l’échéance de l’été 2027.




