Lors d’une discussion avec des professionnels de la santé en région Ariège, Emmanuel Macron a fermement critiqué ceux qui, en France, prônent la rupture des relations avec l’Algérie. Cette conversation a eu lieu le lundi 27 avril.
Un terme réducteur pour qualifier une approche sévère
Le président français n’a pas mâché ses mots en utilisant un terme péjoratif pour désigner ceux qui soutiennent une attitude stricte à l’égard du gouvernement algérien. Cela s’inscrit dans un contexte de tensions continues entre les deux nations, qui perdurent depuis juillet 2024.
Macron réfute la tendance anti-algérienne
Lors de cette réunion, au moment où le sujet des médecins étrangers est discuté, Macron a exprimé son mécontentement face aux traitements administratifs réservés aux praticiens étrangers en France, y compris ceux d’Algérie. Des statistiques récentes montrent que les médecins venus d’Algérie représentent une part significative de ces praticiens. En réaction aux remarques d’un médecin algérien, Macron a déclaré : « Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie. »

Cette déclaration cible particulièrement ceux qui prônent un rapport de force, comme l’ancien ministre de l’Intérieur, et un parti politique qui regrette le passé colonial. C’est une position que Macron a clarifiée à plusieurs reprises, y compris lors d’un voyage au Portugal en février 2025. Depuis l’entrée en fonction de Laurent Nuñez, le ministère de l’Intérieur s’éloigne de la politique de confrontation. En février, Nuñez s’est rendu à Alger, ce qui a marqué la reprise des collaborations sécuritaires et migratoires entre les deux pays. Les efforts pour apaiser les tensions bilatérales continuent, avec la récente visite en Algérie de responsables français, notamment du président du Medef. La prochaine venue d’Anne-Claire Legendre à Alger est également attendue avec intérêt. Les dernières déclarations d’Emmanuel Macron devraient renforcer ces rapports.