Les autorités policières d’Alger ont réalisé une intervention majeure aboutissant à la saisie de faux passeports et de divers documents administratifs contrefaits. Cette initiative s’intègre dans le cadre d’une enquête sur une affaire d’usage frauduleux de documents, où plusieurs suspects ont déjà été arrêtés. L’investigation a découvert que ces papiers falsifiés étaient employés pour diverses démarches administratives.
Déroulement de l’enquête
La brigade de police judiciaire de Sidi M’hamed, sous la direction de la sûreté de la wilaya d’Alger, a lancé une investigation à la suite de renseignements spécifiques sur des trafics de documents officiels. Les soupçons se sont orientés vers des actes d’état civil falsifiés dans une commune de la capitale. Les premiers constats ont révélé des anomalies dans les certificats de naissance ainsi que dans d’autres pièces administratives. Par la suite, l’enquête a été élargie pour identifier les différents acteurs impliqués dans cette fraude.
Arrestation de 11 suspects
D’après un communiqué de la police, publié le 25 avril 2026, l’enquête a permis d’arrêter 11 suspects, dont six femmes. Ces personnes sont accusées d’avoir fabriqué ou utilisé des documents administratifs contrefaits. Les autorités poursuivent leur investigation pour déterminer précisément le rôle de chacun dans cette affaire.
Perquisitions des faux passeports et révélations
Lors des perquisitions, la police a réuni plusieurs éléments compromis, comprenant des actes d’état civil, des certificats de nationalité, ainsi que des papiers administratifs variés. Les fouilles ont également dévoilé 11 passeports biométriques falsifiés, accompagnés de 16 certificats de nationalité, trois cartes d’identité biométriques, deux permis de conduire et deux livrets fonciers. Ces documents auraient servi à faciliter diverses démarches pour des tiers.
Au terme de la phase préliminaire de l’enquête, les individus appréhendés ont été présentés devant le procureur près le tribunal de Sidi M’hamed. Les charges judiciaires engagées concernent la falsification et l’utilisation de faux papiers. Le parquet poursuit l’examen minutieux de cette affaire afin de vérifier d’éventuelles connexions avec d’autres cas similaires. L’objectif est également de révéler l’ampleur des activités de ce réseau de falsification administrative.