Connu auparavant pour s’opposer à Bruno Retailleau, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, semble désormais adopter une approche sévère en matière de migration. Les médias français rapportent que le ministre a exigé des préfets une intensification dans les mesures de renvoi aux frontières ainsi que dans le traitement des titres de séjour.
Un Changement Radical dans la Politique Migratoire
Selon Le Journal du Dimanche (JDD), il y aurait un renversement total dans les stratégies migratoires de Nunez. Le journal prétend avoir vu une instruction récente où le ministre demande une « mobilisation complète » des préfets, insistant sur leur engagement personnel pour contrer l’immigration clandestine. Les statistiques de février 2026 ne sont pas jugées satisfaisantes avec des suppressions de titres de séjour pour raisons d’ordre public à hauteur de 247, contre une moyenne mensuelle de 257 l’année précédente. Les premières demandes refusées restent à 157, en baisse par rapport à 192 en 2025, ce que Nunez considère comme une baisse inquiétante de vigilance [source non confirmée].
Exigence de Fermeté Renforcée pour les Préfets
La directive ministérielle souligne la nécessité d’un suivi rigoureux des migrants en situation irrégulière pouvant menacer l’ordre public, et recommande que les préfets soient directement impliqués. Une anticipation maximale sur le transfert des prisonniers après la fin de leur peine est également recommandée, en collaboration avec les autorités pénitentiaires. En février 2026, les expulsions ont augmenté de 8,3% par rapport à l’année précédente, bien que les aides au départ et les arrestations aient diminué. Cela explique l’insistance du ministre pour maintenir une pression élevée sur les forces de sécurité lors des contrôles migratoires. Les priorités sont également portées sur le démantèlement des réseaux d’immigration illégale.
Insatisfaction persistante de Nunez
Par ailleurs, Nunez exprime son mécontentement concernant le nombre restreint de régularisations dans le cadre de l’admission spéciale visant les métiers en demande. En 2025, seulement 1 655 titres de séjour ont été accordés malgré un traitement incomplet de nombreux dossiers par les préfectures, une tendance qui semble perdurer en 2026.
