Boualem Sansal, écrivain franco-algérien, est désormais au centre de débats animés en raison de ses associations et de ses opinions politiques considérées comme controversées.
Élection et controverse en Belgique
Sansal a été élu à l’Académie royale de langue et littérature française de Belgique en octobre 2025, alors qu’il était encore détenu en Algérie. La cérémonie officielle de sa nomination est prévue ce samedi à Bruxelles, occasion qui a déjà déclenché de nombreux désaccords, y compris des boycotts. Même Jean-Luc Outers, chargé du discours officiel, admet que l’accueil de Sansal est problématique. Danielle Bajomée, membre de l’Académie, a déclaré qu’elle n’assistera pas à la cérémonie, invoquant une cohérence idéologique. Le secrétaire perpétuel de l’académie, bien qu’en défense du choix, confesse que cela crée un malaise.
Liens controversés avec l’extrême droite
Sansal a suscité des polémiques en raison de ses positions partagées avec l’extrême-droite française, notamment sur des sujets tels que l’immigration, l’Islam, et l’Algérie. Récemment, il est apparu en couverture du Journal du Dimanche aux côtés de Philippe de Villiers, personnalité de l’extrême-droite, et a changé d’éditeur, délaissant Gallimard pour Grasset.
Déclaration controversée : « la France, c’est fini pour moi »
Sansal, désormais aussi académicien en France, a annoncé à TF1 sa décision de quitter le pays, provoquant un tollé. Jean-Michel Aphatie a réagi, reprochant à Sansal son ingratitude envers un pays qui l’aurait pourtant soutenu. L’éditorialiste a exprimé son étonnement face à ce qu’il perçoit comme la manipulation de Sansal par des groupes aux vues extrémistes.

