L’Union européenne et plusieurs de ses pays membres renforcent actuellement la gestion des frontières de l’espace Schengen, en réponse aux défis posés par l’immigration irrégulière. Des actions concrètes ont été adoptées par le Danemark, l’Allemagne et l’Italie pour mieux contrôler les flux migratoires et faciliter les expulsions.
Le Danemark et ses politiques migratoires rigoristes
Depuis plusieurs années, le Danemark se distingue par son approche stricte vis-à-vis de l’immigration en provenance de pays non européens. Notamment, la loi communément appelée « ghetto », établie en 2018, cherche à diminuer la proportion de résidents non occidentaux dans certains secteurs, passant de 50 % à 30 %. Cette législation restreint aussi l’accès aux aides sociales pour les réfugiés, limite le regroupement familial et l’acquisition de la nationalité, et externalise certaines procédures d’asile. En 2024, le nombre de demandes d’asile enregistrées au Danemark est descendu à 1656, alors qu’en 2015, ce chiffre atteignait plus de 21,000. Cette diminution souligne l’effet de ces politiques sur le nombre de demandes d’asile.
Renforcement des frontières de l’espace Schengen allemandes
L’Allemagne, faisant elle aussi partie de l’espace Schengen, a élargi les compétences de la police des frontières sous l’impulsion du chancelier Friedrich Merz. Les demandeurs d’asile sans documentation peuvent être renvoyés, sauf s’ils appartiennent à des groupes vulnérables comme les enfants, les personnes âgées ou les femmes enceintes. Depuis octobre 2023, le ministère de l’Intérieur rapporte que plus de 53,000 personnes ont été refoulées. Cela traduit une priorité accrue mise sur le contrôle des entrées non autorisées dans le pays.
L’initiative européenne des Hubs de retour dans les frontières Schengen
Le Parlement européen propose la mise en place de « hubs de retour » pour gérer les personnes dont la demande d’asile a été refusée ou qui doivent quitter le territoire. Installés en dehors de l’Union européenne, ces centres veulent faciliter et coordonner les expulsions avec les États membres. Ces actions dans plusieurs pays, dont l’Allemagne, le Danemark, et l’Italie, illustrent un durcissement global des règles migratoires dans l’espace Schengen. L’accent est mis sur un contrôle approfondi des frontières, une limitation des droits pour certaines catégories de migrants, et une accélération des processus d’expulsion. L’Union européenne soutient cette stratégie à travers la coordination de politiques et l’élaboration de structures institutionnelles appropriées.
La mise en place de ces nouvelles mesures montre une tendance croissante à la réduction des demandes d’asile dans plusieurs pays européens. Bien que les politiques visent strictement les flux migratoires, les autorités demeurent vigilantes concernant la protection des personnes vulnérables et prêtent attention à moduler leurs pratiques en fonction des évolutions migratoires et des demandes d’asile.