Les relations entre le Maroc et Israël continuent de se renforcer sur les plans diplomatique et sécuritaire, dans un contexte régional marqué par des tensions croissantes et des critiques dans le monde arabe.
Les liens grandissants entre le Maroc et Israël
Dans le contexte international actuel, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou se retrouve de plus en plus isolé. Cependant, Mohammed VI, le roi du Maroc, semble se démarquer en tant qu’allié significatif. La reconnaissance par les États-Unis, en 2020, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental a entraîné des conséquences plus lourdes que prévu.
À travers le processus de normalisation des relations avec Israël, le Maroc a limité sa propre autonomie décisionnelle, devenant l’un des rares nations arabes et musulmanes à ne pas s’opposer fermement aux actions de Tel-Aviv. Samedi 18 avril, 16 nations, y compris l’Algérie, ont manifesté leur désapprobation face à la décision d’Israël de nommer un émissaire diplomatique auprès du Somaliland, une région nord-ouest somalienne controversée et reconnue uniquement par Israël.
Une absence de condamnation conjointe
Les pays ayant signé la déclaration comprennent l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Égypte, et d’autres. Notons l’absence remarquée du Maroc et des Émirats arabes unis dans cette liste. Cette position rappelle leur attitude lors de la reconnaissance par Israël du Somaliland en décembre 2025. Ce n’est pas la seule situation où Rabat et Abou Dhabi semblent alignés sur Tel-Aviv.
Les capitales de ces deux pays montrent un support constant pour les décisions venant de Washington ou Tel-Aviv, même celles qui contredisent potentiellement les intérêts régionaux, y compris sur la question palestinienne. Pendant les troubles à Gaza, malgré un soutien populaire pro-palestinien, le silence du Maroc envers les actions militaires israéliennes a été notable, en dépit du rôle symbolique du roi en tant que président du comité Al Qods.
Israël et la stabilité régionale en question
Les accords de normalisation et les récents événements à Gaza soulignent que le titre de « président du comité Al Qods » ne s’est pas manifesté en actions concrètes. Les hostilités commencées le 7 octobre 2023 par le Hamas en réponse aux violations d’Israël à Al Qods sont restées sans réaction significative de la part du Maroc.
Malgré le nombre élevé de victimes palestiniennes dans Gaza, le Maroc continue de renforcer ses relations militaires et sécuritaires avec Israël, augmentant la fréquence de leurs contrats d’armements depuis octobre 2023. Dans un cadre africain élargi, l’Union africaine dénonce Israël comme un acteur menaçant la stabilité régionale, en raison de sa reconnaissance isolée du Somaliland.
Dans l’ensemble, le roi Mohammed VI et le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, apparaissent comme des alliés constants de Netanyahou, malgré l’isolement croissant de ce dernier sur la scène mondiale.