La saisie de devises en Algérie continue de rythmer l’actualité des postes frontaliers. Ce jeudi 27 août, la direction générale des douanes algériennes (DGD) a révélé l’interception d’une somme avoisinant les 77 000 euros au niveau du poste d’El-Haddada. L’argent était transporté par des voyageuses en route vers la Tunisie, sans aucune déclaration préalable.
Une saisie de près de 77 000 euros au poste frontalier d’El-Haddada
Les faits se sont déroulés dans la wilaya de Souk Ahras, où se situe le point de passage terrestre d’El-Haddada, à la frontière tuniso-algérienne. Des passagères souhaitant rejoindre la Tunisie ont tenté de franchir la frontière avec une somme considérable en monnaie étrangère.
Le montant exact intercepté par les agents s’élève à 76 995 euros. Les voyageuses n’avaient effectué aucune des démarches de déclaration imposées par la réglementation douanière algérienne en vigueur pour un tel transport de devises.
Comment les douaniers ont mis la main sur les devises non déclarées
Dans un communiqué officiel, la douane algérienne a détaillé le déroulement de l’opération. « Les services des douanes du poste-frontière terrestre d’El-Haddada, relevant de l’inspection des services douaniers de Souk Ahras, ont procédé à la saisie d’une somme en devises s’élevant à 76 995 euros », précise l’institution.
Une intervention basée sur des renseignements précis
Selon la même source, les agents ont agi après « exploitation d’informations avérées ». Ces renseignements ont conduit à une opération de fouille ciblée sur les passagères se dirigeant vers le territoire tunisien.
Cette vérification a permis de découvrir la somme dissimulée. Les fonds ont été confisqués et « feront l’objet des procédures légales en vigueur », indique le communiqué douanier.
Une action inscrite dans la lutte contre le trafic de devises
La douane algérienne rappelle que cette interception s’inscrit dans un cadre plus large de répression des pratiques illégales. L’objectif affiché reste la lutte contre le transfert clandestin de monnaies étrangères et les infractions à la loi.
« Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts continus des services des douanes algériennes pour protéger l’économie nationale, lutter contre toutes les formes de contrebande et faire face aux pratiques illégales transfrontalières », souligne l’institution dans son communiqué.
Ce type d’interception se multiplie sur les axes reliant l’Algérie à la Tunisie. Les autorités douanières intensifient leur surveillance sur les postes frontaliers terrestres pour endiguer la fuite de capitaux.
Déclaration des devises à la sortie d’Algérie : les règles à connaître
La déclaration des devises constitue une obligation légale pour tout voyageur quittant ou entrant en Algérie. Cette formalité s’impose dès que les montants transportés dépassent les seuils fixés par la réglementation, quel que soit le mode de transport emprunté.
Que le déplacement s’effectue par avion, par voie maritime ou par un poste frontalier terrestre, cette règle demeure identique. Le non-respect de cette procédure expose immédiatement à la saisie des fonds concernés.
Le plafond autorisé pour l’exportation d’espèces
À la sortie du territoire, les voyageurs résidents comme non-résidents peuvent emporter en espèces l’équivalent de 7 500 euros au maximum. Ce montant s’applique par année civile et peut être libellé dans une autre devise étrangère.
Cette autorisation reste toutefois conditionnée à la présentation d’un avis de débit bancaire. Ce document est exigé pour tout retrait supérieur aux seuils réglementaires, effectué depuis un compte en devises ouvert en Algérie.
Les autres montants exportables légalement
La réglementation prévoit également d’autres possibilités pour les voyageurs quittant le pays. Ils peuvent notamment emporter toute somme couverte par une autorisation de change délivrée par la Banque d’Algérie.
Les fonds disponibles sur des cartes bancaires internationales sont eux aussi exportables, dans le respect des dispositions douanières applicables. Ces mécanismes offrent un cadre légal pour transporter des devises au-delà du plafond en espèces.
Cette nouvelle saisie illustre la vigilance accrue des douanes algériennes face aux tentatives de transfert non déclaré de monnaies étrangères. Pour les voyageurs, respecter les procédures de déclaration reste le seul moyen d’éviter la confiscation de leurs fonds et d’éventuelles poursuites.
