La compagnie Algérie Ferries traverse une saison estivale 2026 particulièrement mouvementée. Entre le coût élevé des billets, les reports à répétition et une qualité de service jugée insuffisante, les critiques s’accumulent. Le témoignage accablant d’une voyageuse à destination de Marseille vient encore alourdir le bilan de la compagnie maritime publique.
Une traversée Alger-Marseille qui tourne au calvaire
Alors que la période des vacances arrive à son terme, les traversées de retour vers la France affichent complet. C’est dans ce contexte qu’une Algérienne résidant en France se présente au port d’Alger pour embarquer à bord du Tariq Ibn Ziyad, en direction de Marseille.
Dans un récit détaillé, cette passagère décrit un voyage qu’elle qualifie d’infernal, du moment de son arrivée sur le quai jusqu’au débarquement en France. Furieuse, elle a décidé de partager publiquement sa mésaventure pour dénoncer les conditions rencontrées à bord d’un navire d’Algérie Ferries.
Dix-huit heures d’attente dans le hangar du port
Son calvaire débute dès son arrivée au port d’Alger, à six heures du matin. La voyageuse affirme avoir patienté durant dix-huit longues heures dans le hangar réservé aux passagers, sans embarquement en vue.
Elle décrit une atmosphère étouffante, marquée par une chaleur accablante, un vacarme permanent et l’inhalation constante des gaz d’échappement des véhicules. Une attente qu’elle juge insupportable, particulièrement pour les familles accompagnées d’enfants.
Un embarquement dans le chaos le plus total
Ce n’est finalement qu’à minuit que la passagère parvient à monter à bord avec son véhicule. Mais loin de mettre fin à ses tracas, l’embarquement se transforme en scène de bousculade généralisée.
Elle évoque des cris, des altercations et une confusion totale déployée sous les yeux des enfants. Selon elle, aucune organisation ni la moindre communication n’ont encadré cette étape qu’elle décrit comme une véritable « scène apocalyptique ».
Des cabines dans un état déplorable à bord du Tariq Ibn Ziyad
Le navire d’Algérie Ferries quitte finalement le port d’Alger à cinq heures et demie du matin. Épuisée par cette attente interminable, la voyageuse espérait enfin trouver un peu de repos une fois installée dans sa cabine.
Mais la réalité qu’elle découvre à bord la laisse consternée. Le navire se trouve, selon ses mots, dans un état de saleté difficilement soutenable, très éloigné des standards attendus d’une compagnie maritime.
Un inventaire alarmant des manquements
La passagère dresse une liste précise des problèmes rencontrés. Elle mentionne des draps sales, la présence de moucherons sur les couvertures ainsi que dans les toilettes et l’ensemble de la cabine.
À cela s’ajoute l’absence totale de serviettes, de savon et même de poubelle. Le sol de la cabine, tout comme celui du bateau, était selon elle recouvert d’une saleté qu’elle qualifie d’épouvantable. Un constat qui a fini de la révolter.
Vers une plainte collective contre Algérie Ferries
Estimant que la coupe est pleine, la voyageuse a décidé de ne pas rester silencieuse face à ce qu’elle a vécu. Elle lance un appel aux autres clients de la compagnie ayant subi une expérience comparable à la sienne.
Convaincue qu’ils sont nombreux dans ce cas, elle propose de constituer un collectif de passagers afin de déposer une plainte commune. Les motifs invoqués sont sévères : maltraitance, manque de respect et corruption qualifiée de flagrante.
Un sentiment d’abandon dénoncé par la passagère
Au-delà des conditions matérielles, la voyageuse pointe l’attitude de l’équipage tout au long de la traversée. Elle assure que les passagers ont été laissés à eux-mêmes, sans qu’aucun service ne leur soit rendu par la compagnie.
Elle regrette également l’absence totale d’empathie de la part du personnel, qu’elle accuse de n’avoir manifesté aucune conscience professionnelle. Un ressenti d’abandon qui, selon elle, résume l’ensemble de cette expérience.
Ce témoignage illustre le malaise grandissant autour d’Algérie Ferries en cette fin de saison. Alors que les liaisons entre l’Algérie et la France restent essentielles pour la diaspora, ces récits répétés interrogent sur la capacité de la compagnie à améliorer durablement ses prestations.
