Pourquoi Cevital quitte la France : les raisons révéléesLe groupe industriel algérien Cevital a décidé de mettre un terme aux opérations de sa filiale française Brandt, qu’il détenait depuis 2014. Brandt est sous redressement judiciaire depuis octobre 2025, une mesure prise par le tribunal de Nanterre pour soutenir l’entreprise jusqu’à l’arrivée d’un nouveau partenaire financier.
La Situation Actuelle de Brandt
En France, Brandt emploie environ 750 personnes et est connu pour ses marques Vedette, Sauter, et De Dietrich. Ses activités industrielles se répartissent sur deux sites en Centre-Val de Loire, à Orléans et Vendôme, qui se spécialisent dans l’électroménager de cuisson, ainsi qu’à Saint-Ouen et Rueil-Malmaison en région parisienne. En Algérie, l’entreprise opère un site de production à Sétif, employant 4,000 personnes et fabriquant 8 millions d’appareils par an.
Un Contexte Économique Difficile
Brandt, qui est actif dans 36 pays, génère un chiffre d’affaires de 260 millions d’euros, dont 70 % proviennent de la France et 30 % du reste de l’Europe. Le marché du gros électroménager en France subit un déclin, avec des ventes en baisse de 3,6 % en 2023 et de 3,9 % en 2024, impactées par une crise immobilière.
Procédure de Reprise et Perspectives Futures
Le calendrier de reprise par le tribunal requiert que les offres soient déposées avant le 28 novembre 2025. L’examen se tiendra le 3 décembre 2025. Quatre potentiels repreneurs, dont le groupe Revive et Gladius, ont manifesté leur intérêt. Revive prévoit de garder uniquement le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle, tandis que Gladius souhaite développer ses activités en France en acquérant les usines du Centre-Val de Loire.
Les deux autres repreneurs veulent se concentrer sur les marques plutôt que les sites industriels. La Région Centre-Val de Loire a exprimé que son soutien dépendrait de la conservation des usines et des emplois, un facteur pouvant grandement influencer la décision finale.
La procédure de redressement judiciaire permet à Brandt de maintenir ses opérations tout en suspendant temporairement ses dettes. Le futur repreneur devra garantir la continuité des opérations industrielles en France et sauvegarder l’expertise du groupe.
