La chaleur extrême en Algérie atteint des niveaux rarement observés en cette mi-juillet 2026. Huit villes du pays se sont hissées dans le Top 20 mondial des températures les plus élevées relevées le mardi 21 juillet. Avec un pic de 49,5 °C enregistré à Tiaret, l’Algérie confirme son statut de région parmi les plus exposées à cette vague de canicule qui embrase l’Afrique du Nord.
D’après les relevés communiqués par l’Observatoire tunisien de la météo et du climat, la station de Tiaret a atteint une température maximale de 49,5 °C. Ce chiffre place la ville algérienne au troisième rang mondial des points de mesure les plus chauds de la journée.
Seules deux localités ont dépassé ce seuil : Yanbu, en Arabie saoudite, avec 50 °C, et Kairouan, en Tunisie, avec 49,6 °C. Ces valeurs traduisent la violence de l’épisode caniculaire qui frappe désormais le littoral nord, les Hauts Plateaux et les régions sahariennes du pays.
Chaleur extrême en Algérie : huit villes dans le classement mondial
Au-delà de Tiaret, plusieurs autres agglomérations algériennes ont franchi la barre des 48 °C, un niveau exceptionnel dans certaines zones. Cette accumulation témoigne de l’ampleur du phénomène sur l’ensemble du territoire national.
Voici le détail du Top 20 mondial des températures les plus élevées relevées ce jour-là :
1- Yanbu (Arabie saoudite) : 50,0 °C
2- Kairouan (Tunisie) : 49,6 °C
3- Tiaret (Algérie) : 49,5 °C
4- Bouchegouf (Algérie) : 49,2 °C
5- Biskra (Algérie) : 49,1 °C
6- El Oued (Algérie) : 49,0 °C
7- Skikda (Algérie) : 48,8 °C
8- Ouargla (Algérie) : 48,7 °C
9- Tozeur (Tunisie) : 48,7 °C
10- Mena (Arabie saoudite) : 48,6 °C
11- Tourfan (Chine) : 48,6 °C
12- Aéroport de Gabès (Tunisie) : 48,5 °C
13- Oroumieh (Iran) : 48,4 °C
14- Béja (Tunisie) : 48,3 °C
15- Tunis-Carthage (Tunisie) : 48,3 °C
16- Zaghouan (Tunisie) : 48,3 °C
17- Aïn Defla (Algérie) : 48,2 °C
18- Dehloran (Iran) : 48,2 °C
19- Jendouba (Tunisie) : 48,2 °C
20- El Tarf (Algérie) : 48,2 °C
Avec huit stations classées dans ce palmarès, l’Algérie figure parmi les pays les plus représentés. Le Maghreb dans son ensemble domine largement ce classement, la Tunisie plaçant elle aussi plusieurs villes en tête.
Une canicule qui traverse toutes les régions
Le phénomène ne se limite pas au grand Sud saharien. Des localités côtières comme Skikda ou El Tarf enregistrent des valeurs proches de 49 °C, une situation inhabituelle pour ces zones bordant la Méditerranée.
Cette diffusion géographique confirme la puissance de la masse d’air brûlant installée sur l’Afrique du Nord. Les Hauts Plateaux, le nord et les régions désertiques subissent simultanément cette montée thermique record.
Une chaleur extrême qui pèse sur le quotidien des Algériens
Cette vague de chaleur exceptionnelle met à rude épreuve les infrastructures énergétiques du pays. L’usage intensif des climatiseurs provoque une sollicitation accrue du réseau électrique national, avec des risques de surcharge.
La demande en eau grimpe également de façon significative. Or plusieurs régions algériennes affrontent déjà un stress hydrique marqué, ce qui accentue la pression sur les ressources disponibles.
Les recommandations sanitaires face à la canicule
Les services de santé appellent la population à réduire les efforts physiques durant les heures les plus torrides de la journée. Une hydratation régulière reste essentielle pour prévenir les coups de chaleur.
Une vigilance particulière s’impose envers les publics fragiles : personnes âgées, jeunes enfants et travailleurs exposés en plein soleil. Ces catégories demeurent les plus vulnérables face aux températures extrêmes.
Vers un recul progressif des températures
Les modèles météorologiques annoncent une décrue graduelle du mercure dans les prochains jours. Cette accalmie devrait apporter un répit bienvenu aux régions les plus touchées par la fournaise.
Toutefois, la prudence reste de rigueur tant que l’épisode caniculaire n’est pas totalement dissipé. Les autorités maintiennent leurs alertes afin de limiter les conséquences sanitaires de cette période à haut risque.
Cette séquence de chaleur extrême illustre l’intensification des événements climatiques dans tout le Maghreb. Elle rappelle l’urgence d’adapter les infrastructures énergétiques et hydriques à des étés de plus en plus rudes.

