Les difficultés s’accumulent pour le leadership malien, ébranlé par une attaque massive orchestrée par des groupes rebelles le 25 avril. Cet événement a profondément déstabilisé le pouvoir, entraînant la mort tragique du ministre de la Défense et obligeant le chef de la junte, Assimi Goïta, à se retirer dans un lieu sécurisé.
Le ministre de la Défense du Mali périr dans une attaque
Le samedi, des attaques coordonnées ont visé plusieurs localités du pays, notamment des zones stratégiques comme la capitale Bamako et Kati, qui accueille les dirigeants principaux de la junte. Menées conjointement par le Front de libération de l’Azawad et des militants islamistes, ces agressions ont fait des victimes et des blessés. Les autorités, qui avaient initialement minimisé la situation en mentionnant 16 blessés, ont par la suite reconnu que les pertes étaient considérables, incluant la mort de Sadio Camara, le ministre de la Défense, dans un attentat à la bombe ciblant sa résidence à Kati.
En réponse à cette tragédie, un deuil national de deux jours a été décrété. L’attentat a causé la mort également de plusieurs membres de la famille du ministre et de civils aux alentours, entraînant l’effondrement de bâtiments voisins, dont une mosquée. Le général Modibo Koné, chef du renseignement, a lui aussi été blessé. Bien que sécurisé immédiatement après l’attaque, Assimi Goïta reste introuvable, suscitant de nombreuses inquiétudes parmi les observateurs. Le silence autour de sa situation apparaît préoccupant pour beaucoup.
Accumulation des revers pour les forces maliennes
L’ampleur des pertes récentes souligne une tendance problématique pour la junte malienne, aux prises avec un défi sécuritaire grandissant. Suite à la décision de révoquer l’accord de paix d’Alger début 2024, le pays a connu une série d’incidents impliquant des pertes significatives, que ce soit face aux rebelles ou dans la gestion des tensions. L’année 2026 a commencé avec un embargo pesant sur Bamako et d’autres grandes villes, opposant par conséquent de grandes contraintes économiques à la nation. Il est à noter que l’Algérie, ayant joué un rôle dans la signature de l’accord d’Alger, avait mis en garde contre une éventuelle escalade de la situation menant à un retour à la guerre civile.