Les incendies à Bejaia ont laissé derrière eux un lourd bilan humain et matériel, notamment dans le village d’Aït Idris, situé dans la commune de Taskriout, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Béjaïa. Là, une septuagénaire assiste, impuissante, à la destruction totale de son habitation ravagée par les flammes.
Incendies à Bejaia : une maison réduite en cendres à Aït Idris
Debout au milieu des décombres calcinés, cette femme âgée observe ce qu’il reste de son foyer. Seuls les murs noircis et des monticules de cendres subsistent encore.
En l’espace de quelques minutes, une vie entière a été anéantie. Meubles, vêtements, photographies, économies et ustensiles de cuisine ont tous disparu dans le brasier.
Ces biens, accumulés patiemment au fil des décennies, se sont volatilisés lors des récents incendies qui ont frappé les wilayas de Bejaia, de Jijel et de Tizi-Ouzou.
Le témoignage bouleversant d’une veuve qui a tout perdu
Le visage marqué par l’épreuve, la sinistrée porte un foulard sur la tête d’où pend une tranche de citron, un remède populaire souvent employé contre les migraines.
Mais la perte de son toit n’est qu’une facette de son drame. Veuve et souffrant de graves problèmes de santé, cette femme fragile se retrouve aujourd’hui totalement démunie.
À cette détresse s’ajoute une autre perte cruelle : son petit cheptel, qui assurait sa subsistance quotidienne, a lui aussi péri dans les flammes.
Un cri de désespoir face à l’ampleur du désastre
Le regard perdu au milieu des ruines de sa maison, la septuagénaire ne cache pas son désarroi. Ses mots traduisent un profond sentiment d’abandon.
« Je n’ai plus rien, plus rien ! Je suis veuve, je souffre d’une maladie cardiaque, et mes bêtes, dont je tirai ma subsistance, ont été brûlées. Où puiser le courage pour faire face à cette situation ? Avec quoi je vais réparer tout ça ? », a-t-elle confié.
Ce témoignage illustre le désarroi de nombreuses familles rurales, souvent parmi les plus vulnérables, frappées de plein fouet par ces incendies dévastateurs.
Un élan de solidarité après les incendies à Bejaia
Face à cette situation, un collectif de jeunes bénévoles du village d’Aït Idris a décidé d’agir. Après avoir rendu visite à la sinistrée et recueilli son récit, ils ont lancé un appel à l’entraide.
« Ceux qui veulent nous aider à lui rebâtir sa maison peuvent nous contacter ou se rapprocher de notre bureau. Main dans la main, on pourra reconstruire cette maison détruite », ont déclaré ces volontaires.
Leur démarche témoigne de la mobilisation citoyenne qui s’organise dans les zones sinistrées pour venir en aide aux victimes les plus fragiles.
Une catastrophe qui a fait de nombreux sans-abri
Au lendemain de ces feux d’une rare violence, le constat est amer. Habitations et forêts ont été réduites en cendres, laissant derrière elles un paysage de désolation.
De nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui privées de logement et de ressources, contraintes de tout reconstruire à partir de rien.
Dans ce contexte tragique, la solidarité collective apparaît comme un rempart essentiel pour permettre aux sinistrés de retrouver un peu d’espoir.
Le drame vécu par cette veuve d’Aït Idris résume à lui seul l’ampleur des dégâts causés par les incendies à Bejaia. Alors que la reconstruction s’annonce longue et difficile, l’élan de générosité des habitants pourrait faire toute la différence pour les familles les plus touchées.



