L’usine Hyundai en Algérie devient une réalité de plus en plus tangible. Le constructeur automobile sud-coréen a officiellement intégré le pays dans sa feuille de route industrielle jusqu’en 2030, avec un site d’assemblage pensé pour alimenter le marché nord-africain. Cette confirmation renforce le positionnement du géant coréen sur le continent.
La nouvelle a été dévoilée le mercredi 26 août à Séoul, au cours de la journée dédiée aux investisseurs du groupe Hyundai Motor. Le président-directeur général de l’entreprise, José Muñoz, y a exposé les orientations majeures de la stratégie du constructeur pour les années à venir.
Le groupe affiche l’objectif d’accroître sa capacité de fabrication à l’échelle mondiale de 1,27 million de véhicules d’ici la fin de la décennie. Plusieurs pays porteront cette progression, parmi lesquels l’Amérique du Nord, l’Inde, la Corée du Sud, l’Arabie saoudite, le Vietnam et l’Algérie, d’après les informations relayées par la presse coréenne.
Une usine Hyundai en Algérie attendue entre fin 2026 et début 2027
Concernant le projet algérien, José Muñoz a précisé que l’unité industrielle devrait démarrer sa production entre la fin de l’année 2026 et le début de 2027. Le site est conçu pour atteindre une cadence annuelle de 50 000 véhicules.
Dans un premier temps, la production se concentrera sur des SUV abordables ainsi que sur des véhicules utilitaires légers. La gamme devrait ensuite s’étoffer avec des modèles citadins et, à terme, des voitures électriques.
Un partenariat scellé avec un acteur omanais
Ce projet industriel est mené en collaboration avec le partenaire omanais Bahwan Saud. Initialement dévoilé en 2023, il a été réaffirmé lors de plusieurs prises de parole successives du constructeur.
L’enveloppe financière allouée à cette implantation avoisine les 400 millions de dollars. La capacité de départ annoncée reste fixée à 50 000 unités par an, avec une offre initiale articulée autour de cinq modèles distincts.
Le site de Sidi Khettab pressenti pour accueillir la production
Le lieu retenu serait celui de Sidi Khettab, situé dans la wilaya de Relizane. Cet emplacement correspond à l’ancien complexe industriel exploité autrefois par Sovac pour l’assemblage de plusieurs marques du groupe Volkswagen.
Les détails définitifs de l’opération et son échéancier demeurent toutefois conditionnés à l’obtention des autorisations réglementaires. En janvier dernier, le ministre de l’Industrie Yahia Bachir avait souligné que les projets de Hyundai et de Chery se heurtaient à des obstacles liés à la disponibilité du foncier industriel.
Une base industrielle tournée vers l’Afrique du Nord
Durant sa présentation, le dirigeant de Hyundai a mis en avant la région MENA, englobant le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, comme un pilier de croissance pour le groupe. La firme entend consolider sa fabrication locale dans plusieurs États, à savoir l’Égypte, l’Arabie saoudite et l’Algérie.
Pour le territoire algérien, l’ambition consiste à établir un socle industriel capable de satisfaire la demande du marché nord-africain. Le constructeur exploite déjà une chaîne de montage en Égypte et travaille par ailleurs à l’ouverture d’une usine en Arabie saoudite, aux côtés du fonds souverain local.
Un cap fixé à plus de 5,5 millions de véhicules en 2030
À l’échelle planétaire, Hyundai revoit ses prévisions à la hausse et vise désormais 5,55 millions de véhicules écoulés chaque année en 2030, contre une cible initiale de 4,1 millions. Le groupe compte également porter la proportion de modèles électrifiés à près de 60 % de ses ventes à cette échéance.
Le constructeur envisage en outre de commercialiser plus de 100 nouveaux modèles ou déclinaisons sur les différents marchés d’ici 2030. Cette feuille de route s’appuie sur un renforcement de ses capacités de production réparties dans plusieurs zones géographiques.
Dans cet ensemble, l’Algérie s’impose comme l’un des nouveaux pôles industriels sélectionnés par la marque coréenne. La concrétisation de ce projet dépendra désormais de l’aboutissement des démarches administratives préalables au lancement effectif de la production.
