Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) qui relie le Nigeria à l’Algérie a réalisé des avancées significatives. Un responsable du secteur énergétique en Afrique a récemment mentionné une date de mise en service projetée pour cette infrastructure. Le gazoduc, qui vise à relier le continent africain à l’Europe, est en cours de développement sur plusieurs de ses segments clés.
Annonce de la mise en service et préparation du terrain pour le Gazoduc
Farid Ghazali, secrétaire général de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APPO), a annoncé, lors d’une interview avec la chaîne algérienne ALG24 News, que le TSGP devrait être opérationnel dès début 2029. Cette déclaration a été faite durant l’Assemblée algérienne de l’industrie du gaz (AGIA) qui s’est tenue à Oran. Il a aussi mentionné que des équipes techniques travaillent actuellement au Niger pour préparer la construction du tronçon traversant ce pays. Ce segment manquait jusqu’à présent, rendant difficile la réalisation complète de ce projet. L’objectif demeure de faire fonctionner ce gazoduc, reliant le Nigeria à l’Europe via l’Algérie.
Aspects techniques et financiers du projet
Le gazoduc transsaharien a une longueur totale de 4 128 kilomètres. Il traverse trois pays : le Nigeria, le Niger et l’Algérie. Cette infrastructure est conçue pour transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an depuis les champs gaziers du Nigeria vers les installations algériennes, avant d’acheminer ce gaz vers les marchés européens via les gazoducs déjà existants en Méditerranée. Le coût total du projet est estimé à 13 milliards de dollars, financé conjointement par les trois pays ainsi que par des partenaires internationaux. La section au Niger, qui mesure 1 028 kilomètres, est la plus avancée, avec des travaux préparatoires en cours depuis le début de l’année 2025. Farid Ghazali a réaffirmé que le progrès pour le tronçon nigérien se poursuit et que les équipes sont bien mobilisées sur place. L’objectif est toujours de mettre le pipeline en service au début de l’année 2029.
L’Algérie, fournisseur d’énergie fiable
Le secrétaire général de l’APPO a évoqué la position de l’Algérie en tant que leader dans la production de gaz naturel liquéfié (GNL) en Afrique. L’Algérie possède une capacité de production actuelle de 10 milliards de mètres cubes de GNL par an, répartie entre ses complexes de Skikda et d’Arzew, avec l’objectif d’atteindre 15 milliards de mètres cubes d’ici 2030. Farid Ghazali a aussi souligné la fiabilité de l’Algérie en tant que fournisseur d’énergie. Il a souligné que, quelles que soient les circonstances géopolitiques, l’Algérie n’a jamais interrompu ses livraisons de gaz à aucun de ses clients. En 2025, le pays avait exporté environ 55 milliards de mètres cubes de gaz, dont 60 % était en forme de GNL. Enfin, il a conclu en affirmant que la réputation de l’Algérie en matière de fiabilité dépasse le simple coût du produit, soulignant l’importance du service dans les relations contractuelles entre pays producteurs et consommateurs. Il a également fait l’éloge de l’engagement de l’Algérie dans des projets énergétiques collaboratifs en Afrique, mentionnant le TSGP comme un exemple de coopération régionale prometteuse.