Le lien fort avec l’Algérie se ravive parfois là où on l’attend le moins. À Lawrence, dans le Kansas, la ferveur autour de la sélection nationale lors du Mondial 2026 a bouleversé Elias Abid, musicien franco-algérien installé aux États-Unis. Pour cet artiste, l’aventure des Verts a réveillé un sentiment d’appartenance longtemps enfoui.
Un Franco-Algérien renoue avec ses origines grâce aux Verts
Né à Paris et élevé à Kansas City, Elias Abid a grandi entre plusieurs univers. C’est sa grand-mère qui lui a transmis les couleurs de la culture algérienne durant son enfance.
Aujourd’hui, cet héritage familial devient une véritable source d’inspiration. La dynamique portée par l’équipe d’Algérie lui offre un nouveau souffle, à la fois intime et créatif.
Partagé entre la France, les États-Unis et ses racines maghrébines, l’artiste a longtemps cherché sa place. L’euphorie du football a agi comme un déclencheur inattendu.
« Voir des gens qui me ressemblent » : un choc identitaire
Interrogé par un média américain, Elias Abid raconte comment ses passions l’ont rapproché de ses origines algériennes. Le sport occupe une place centrale dans son parcours.
« Le football a été mon premier amour », confie celui qui envisageait une carrière professionnelle avant de choisir la musique. Ces deux univers se sont finalement rejoints à Lawrence.
La ville est devenue l’un des principaux foyers de mobilisation autour des Fennecs. L’atmosphère qui y règne a profondément marqué le jeune musicien.
Une communauté rassemblée dans les rues de Lawrence
« Voir des Algériens sur Massachusetts Street et partout en ville, croiser des gens qui me ressemblent, ça a été un immense choc », témoigne-t-il. Il évoque une expérience aussi émouvante qu’inspirante.
Pour lui, ce rassemblement collectif dépasse le simple cadre sportif. Il incarne une forme de reconnaissance et de fierté partagée.
« Ce sentiment d’être enfin chez moi, c’est ce que j’ai toujours recherché. Une grande partie de ma musique naît de cette quête », explique l’artiste.
La ferveur algérienne nourrit son inspiration musicale
Depuis plusieurs années, Elias Abid travaille sur un EP composé de six titres. L’élan suscité par les supporters algériens à Lawrence a relancé son processus créatif.
« Cela influence ma musique d’une façon que je n’aurais jamais imaginée. J’ai hâte de découvrir quelles chansons émergeront de cette période », affirme-t-il avec enthousiasme.
Ce lien retrouvé avec l’Algérie irrigue désormais son écriture. L’artiste voit dans cette effervescence une matière artistique inépuisable.
Un concert pour partager l’âme algérienne à Kansas City
Désireux de transmettre cette énergie, le musicien a organisé une soirée musicale à l’occasion de la rencontre entre l’Algérie et la Suisse. L’événement s’est tenu dans un bar de Kansas City.
« L’objectif était surtout de réunir la communauté et de créer ce moment universel où se croisent musique, football, gastronomie et culture », détaille-t-il. Une manière de célébrer plusieurs identités à la fois.
Avec cette initiative, il souhaite « faire découvrir aux habitants de Kansas City qui ne vivent pas directement ce qui se passe à Lawrence cette atmosphère unique ». Le partage reste au cœur de sa démarche.
Le parcours d’Elias Abid illustre la force du football comme vecteur d’identité et de mémoire. Grâce aux Verts, ce Franco-Algérien a renoué avec un héritage qui l’accompagne désormais dans sa musique. Une histoire qui rappelle combien le sport peut réconcilier les racines et les rêves.

