Le projet d’une nouvelle ligne aérienne entre la France et l’Algérie gagne du terrain. Portée depuis plusieurs mois par l’Association des Algériens de Tours, cette initiative franchit une étape décisive avec le financement d’une étude de marché par des collectivités locales. De quoi rapprocher la diaspora installée en Touraine d’une desserte directe vers son pays d’origine.
D’après les éléments confirmés par l’Association des Algériens de Tours, la Métropole de Tours et la Région Centre-Val de Loire ont validé le financement d’une étude de marché. Celle-ci vise à mesurer le potentiel d’une liaison aérienne reliant Tours à l’Algérie.
Cette démarche a été lancée à l’initiative de Laurent Baumel, député de Joué-lès-Tours. L’association poursuit par ailleurs ses discussions avec d’autres partenaires, dont le Département, afin de fédérer l’ensemble des acteurs concernés autour du projet.
Une liaison aérienne France-Algérie attendue en Touraine
Pour les porteurs du projet, cette étude représente une étape incontournable avant toute ouverture éventuelle de la ligne. « Le travail continue… et chaque avancée nous rapproche un peu plus de notre objectif », a indiqué l’association sur sa page Facebook.
L’idée d’une desserte directe entre Tours et l’Algérie repose sur un besoin partagé par de nombreux ressortissants algériens de la région. Aujourd’hui, les voyageurs doivent gagner Paris ou Nantes pour embarquer vers l’Algérie.
Ce détour impose des trajets supplémentaires de plusieurs centaines de kilomètres et complique sensiblement l’organisation des départs. Une liaison locale simplifierait considérablement les déplacements de cette communauté.
Une forte mobilisation de la communauté algérienne de Touraine
Pour évaluer précisément les attentes, l’Association des Algériens de Tours a mené une consultation en février 2026. Près de 2 300 personnes ont répondu au questionnaire diffusé auprès de la communauté.
Ce niveau de participation confirme un intérêt réel pour la future liaison aérienne. Il illustre aussi les contraintes actuelles des habitants, contraints de rejoindre les aéroports parisiens ou nantais pour tout voyage vers l’Algérie.
Selon l’association, le dossier avance désormais concrètement. L’étude de marché doit permettre de jauger la viabilité commerciale d’une desserte entre la Touraine et l’Algérie, un signal encourageant pour une diaspora qui espère un aboutissement rapide.
Un contexte favorable à de nouvelles dessertes France-Algérie
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large. Plusieurs liaisons aériennes entre la France et l’Algérie sont en effet à l’étude ou récemment inaugurées à travers l’Hexagone.
La région de Limoges a ainsi obtenu une ligne vers Oran, opérée depuis le 24 juin 2026 par la compagnie Volotea. Ce vol hebdomadaire, programmé chaque mercredi jusqu’au 2 septembre 2026, offre environ 3 500 sièges sur la période estivale.
En Normandie, l’Union franco-algérienne de Normandie (UFAN) a annoncé un accord de principe d’Air Algérie. Ce dernier porte sur une liaison entre Deauville et l’Algérie à l’horizon 2027.
L’association normande a toutefois précisé qu’il s’agit d’une première validation de la compagnie nationale. Plusieurs étapes restent à franchir avant une éventuelle mise en service effective.
Les prochaines étapes du projet Tours-Algérie
L’étude de marché, dont le financement a été acté par la Métropole de Tours et la Région Centre-Val de Loire, marque désormais l’étape la plus concrète du dossier. Elle doit fournir des données objectives sur la demande réelle.
En parallèle, l’Association des Algériens de Tours poursuit ses échanges avec les collectivités territoriales. L’objectif reste de réunir un maximum de partenaires autour de cette liaison aérienne franco-algérienne.
Les résultats de la consultation menée en février 2026, riche de près de 2 300 réponses, alimenteront cette analyse. Si le projet suit la trajectoire de celui de Limoges, le lancement de l’étude constitue déjà un jalon prometteur pour la diaspora tourangelle.
Au-delà du seul cas de Tours, ces multiples initiatives traduisent une demande croissante de mobilité entre la France et le Maghreb. Le renforcement des liaisons directes répond aux attentes d’une diaspora nombreuse, désireuse de faciliter ses trajets vers l’Algérie.

