La France prépare une réforme pour simplifier la titularisation des médecins hors UE, afin de sécuriser leur statut et renforcer l’accès aux soins.
Annonce de la réforme
Le gouvernement français a annoncé une réforme cruciale pour les médecins détenteurs de diplômes extracommunautaires. La ministre de la Santé en France, Stéphanie Rist, a déclaré le 29 avril 2026 que des changements visant à « simplifier » la procédure de titularisation des médecins formés hors de l’Union européenne seront mis en œuvre dès que la législation le permettra.
Consultation avec les parties prenantes
Pour assurer une mise en œuvre efficace, le ministère prévoit une consultation ouverte à divers acteurs, y compris les ordres professionnels tels que les médecins, les sages-femmes, et les dentistes. Les représentants des praticiens diplômés hors de l’UE, ainsi que les établissements de santé, participeront à ce processus. L’objectif principal est de reconnaître le travail de ces médecins tout en garantissant la sécurité des soins.
Parcours actuel des Padhue
Actuellement, les médecins diplômés hors de l’UE, souvent appelés Padhue, doivent réussir les Épreuves de Vérification des Connaissances (EVC). Après cela, ils suivent un Parcours de Consolidation des Compétences (PCC), généralement d’une durée de deux ans, mais pouvant être réduit. Leur aptitude à exercer est ensuite évaluée par une commission.
Enjeux et changements envisagés
Le système EVC est basé sur la disponibilité des postes en fonction des besoins régionaux, ce qui peut nécessiter des déplacements importants pour les praticiens. Le gouvernement souhaite évoluer vers un système d’examen plus ancré dans le contexte de travail des médecins, nécessitant une loi pour opérer ce changement. Les chefs de service devraient avoir plus d’influence sur la validation finale, et les critères des programmes de consolidation devraient être mieux définis.
Bilan des réformes passées
Entre 2019 et 2023, des mesures ont été prises pour régulariser les situations administratives bloquées de nombreux praticiens. Le ministère souligne leur importance pour garantir l’accès aux soins dans un contexte tendu de démographie médicale. La nouvelle concertation vise à sécuriser le statut de ces médecins tout en préservant les standards de qualité des soins.
