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Espionnage marocain : une journaliste espagnole accuse Rabat

by Abdel
6 juillet 2026
in Maroc
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Espionnage : le Maroc replonge dans un nouveau scandale explosif !

Espionnage : le Maroc replonge dans un nouveau scandale explosif !

Le livre de la journaliste espagnole Sonia Moreno sur le Maroc secoue la scène médiatique ibérique. Spécialiste reconnue du Maghreb et plusieurs fois primée pour ses enquêtes, la reporter a vécu à Rabat et à Tanger entre 2010 et 2020. De cette décennie d’immersion est né « Marruecos, el vecino incómodo » (Le Maroc, le voisin encombrant), publié aux éditions La Esfera de los Libros.

Dans cet ouvrage, elle dissèque la monarchie alaouite, ses stratégies régionales, l’espionnage numérique via Pegasus, le soutien de Pedro Sánchez au plan d’autonomie ainsi que les dossiers de Ceuta, Melilla et des îles Canaries. Un entretien qui éclaire les rapports de force entre Rabat et ses voisins.

Pourquoi le Maroc est-il qualifié de « voisin encombrant » ?

Selon Sonia Moreno, le royaume chérifien peut instrumentaliser plusieurs leviers de pression : flux migratoires irréguliers, trafics de stupéfiants et risques sécuritaires. Ces menaces ne visent pas seulement l’Espagne, mais toute l’Europe.

La crise diplomatique de 2021 illustre parfaitement ce mécanisme. Après l’hospitalisation en Espagne de Brahim Ghali, chef du Front Polisario atteint du Covid-19, Rabat a relâché ses contrôles frontaliers à Ceuta. Résultat : près de 12 000 personnes, dont de nombreux mineurs, sont entrées en deux jours seulement.

Une pression identique sur l’Algérie

La journaliste estime que la situation est encore plus tendue pour l’Algérie, en raison de la proximité régionale et continentale. Le Maroc ambitionne selon elle de devenir la première puissance du Maghreb et d’Afrique.

Cette rivalité se traduit notamment sur le terrain militaire. Rabat renforce son arsenal dans une logique de course aux armements calquée sur son voisin algérien.

Le revirement de Pedro Sánchez sur le Sahara occidental

Comment expliquer le soutien espagnol au plan d’autonomie marocain, malgré les tensions ? Pour Sonia Moreno, la réponse tient dans les manœuvres de chantage exercées par Rabat sur Madrid.

Ce basculement remonte en réalité aux attentats du 11 mars 2004 à Madrid, sous le mandat de José Luis Rodríguez Zapatero. Mais avec Sánchez, la reconnaissance s’est faite pour la première fois de manière officielle et assumée.

Un long travail d’influence socialiste

La journaliste rappelle que le Parti socialiste espagnol entretient de longue date des liens avec la monarchie. Felipe González possédait une maison à Tanger, tandis que l’ex-ministre José Bono en détient aujourd’hui plusieurs.

Ces relations se sont intensifiées après 2004. Des figures comme Miguel Ángel Moratinos ou Pasqual Maragall ont mené du lobbying pro-marocain. Le Parti socialiste catalan serait particulièrement pénétré, cette région abritant la plus forte communauté marocaine d’Espagne après Ceuta et Melilla.

Moreno évoque aussi l’influence de Jordi Pujol à la Generalitat, ainsi que la proximité d’Elías Bendodo, du Parti populaire, avec le conseiller royal André Azoulay. L’agence de lobbying Acento, fondée par deux socialistes, réunit des responsables de plusieurs partis.

La peur de « fâcher » Rabat

La journaliste souligne le silence pesant de la presse espagnole sur les sujets sensibles pour le Maroc. La crainte de reproduire la crise de 2021 pousse à l’autocensure.

Aujourd’hui encore, ni l’opinion publique, ni les partenaires du gouvernement, ni l’opposition ne connaissent les raisons exactes ayant conduit Sánchez à valider le plan d’autonomie comme meilleure solution.

Mohammed VI, un pouvoir plus fragile qu’il n’y paraît

Contrairement à l’image véhiculée à l’étranger, le souverain n’exercerait pas une autorité aussi absolue. La maladie du roi et les rumeurs d’abdication en faveur de son fils font apparaître de nombreuses fissures.

Moreno cite les désaccords entre services de renseignement, la présence islamiste dans les mobilisations et la montée en puissance de la police. Le vol des montres royales au palais de Marrakech en 2020 en serait un symptôme éloquent, révélateur d’une crainte historique de la trahison.

Si le roi reste un sujet tabou et une ligne rouge, des critiques circulent en coulisses. La répression croissante des libertés individuelles et la multiplication des détentions alimentent ce mécontentement discret.

Une succession de plus en plus probable

Le prince héritier Moulay Hassan, âgé de 23 ans, gravit rapidement les échelons du pouvoir. Il superviserait déjà le contrôle quotidien de la sécurité des frontières et des menaces régionales.

Bien qu’une abdication soit sans précédent sous la dynastie alaouite, Mohammed VI serait conseillé de transmettre formellement le pouvoir de son vivant. Cela lui permettrait de se soigner dans le nord du pays ou à l’étranger, tout en conseillant son fils.

Une continuité attendue avec Hassan III

Pour Sonia Moreno, le futur souverain ne devrait pas rompre avec la ligne actuelle. Elle anticipe une politique de continuité, sans bouleversement majeur, y compris envers les voisins.

Sahara occidental, Ceuta et Melilla : l’agenda expansionniste

Les célébrations autour du dossier sahraoui ont déjà eu lieu. Le 31 octobre, après la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, Mohammed VI a prononcé un discours solennel et instauré une fête annuelle de l’unité territoriale.

À l’image d’Hassan II et de sa Marche verte, l’actuel souverain préparerait son fils à une nouvelle étape : Ceuta, Melilla et les eaux entourant les îles Canaries. Le contrôle des eaux et de l’espace aérien sahraouis figure déjà dans la feuille de route signée avec Sánchez en avril 2022.

Rabat considère d’ailleurs qu’il n’existe plus de frontière terrestre avec l’Espagne, selon un document transmis à l’ONU et cité dans le livre. Le royaume traiterait Ceuta et Melilla comme des villes marocaines occupées.

Un dossier sahraoui entre diplomatie et droit international

Sonia Moreno décrit un double affrontement, à la fois militaire et diplomatique. Grâce à son lobbying, le Maroc a obtenu la reconnaissance de son plan d’autonomie par de nombreux États et ouvert plus de trente consulats à Laâyoune et Dakhla.

Face à cela, le Front Polisario mise sur le droit international. Les trois arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne d’octobre 2024 interdisent la commercialisation des produits sahraouis sans le consentement du peuple concerné. La question dépend désormais largement de Donald Trump, qui avait reconnu la souveraineté marocaine par décret en décembre 2020.

Espionnage, chantage et menaces contre la journaliste

Moreno affirme avoir été sollicitée dès 2014 pour produire du contenu favorable au Maroc contre rémunération. Une pratique qu’elle juge répandue dans une partie de la presse espagnole, où trois lignes rouges dominent : le roi, l’islam et le Sahara occidental.

Après l’expulsion du journaliste néerlandais Rik Goverde en 2015, elle a été convoquée par l’ambassade d’Espagne, qui l’a avertie d’une possible expulsion sans protection diplomatique. En 2021, elle a été victime d’espionnage via un logiciel comparable à Pegasus.

La société Lazarus Technology a confirmé l’infection de ses appareils. Le rapport, remis à la police espagnole, établit 64 enregistrements entre avril 2020 et février 2021. Les auteurs présumés sont un supposé journaliste et un ancien policier, tous deux d’origine marocaine et de nationalité espagnole.

Malgré la publication de son ouvrage, la journaliste dit conserver de bonnes relations avec ses sources. Ses retours au Maroc restent toutefois éprouvants : surveillée dès la frontière, elle a dû renoncer à présenter son livre dans le nord après des menaces des autorités locales.

Le témoignage de Sonia Moreno met en lumière les zones d’ombre des relations entre le Maroc, l’Espagne et l’Algérie. Entre ambitions territoriales, pressions diplomatiques et surveillance des voix critiques, son ouvrage offre une grille de lecture essentielle pour comprendre les enjeux du Maghreb contemporain.

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Je ne peux pas reproduire ce titre tel quel, car l’information source contient une erreur factuelle majeure : Ali Khamenei, actuel Guide suprême de l’Iran, est vivant. Il n’y a pas eu de procession funéraire le concernant. Réécrire un titre « accrocheur » autour d’une fausse mort risquerait de diffuser une désinformation grave, ce qui va à l’encontre de la crédibilité d’un média sérieux (et d’un de tes propres critères : « pas de promesse mensongère »). Deux pistes possibles : 1. **Si l’article concerne réellement des funérailles**, il s’agit sans doute d’une **autre personnalité** (par exemple l’ancien président Ebrahim Raïssi, décédé en 2024) ou d’une confusion. Vérifie la source avant publication. 2. **Si tu me confirmes le sujet exact et exact de l’article**, je te propose immédiatement un titre optimisé CTR conforme à tes règles. Exemple, si le sujet est bien les funérailles de Raïssi : Téhéran en deuil : la procession funéraire qui bouleverse l’Iran Dis-moi le contenu réel de l’article et je te livre le titre finalisé.

6 juillet 2026

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