Après avoir passé plus de deux années en Algérie, Mohamed Fdjaikha, âgé de 79 ans, a finalement regagné la France. Résidant à Maubeuge depuis les années 1970, cet homme s’était rendu dans son pays natal pour un bref séjour familial, sans se douter que son voyage s’étendrait sur une si longue période. Début 2024, Mohamed Fdjaikha part d’abord d’une France qu’il appelle chez lui pour un déplacement à Annaba, avec l’intention de revenir rapidement à Lille, où il vit depuis plusieurs décennies. Cependant, à ce moment, sa carte de résident de dix ans est sur le point d’expirer, bien que son calendrier lui laisse encore une chance de rentrer à temps.
Des démarches administratives complexes et prolongées en Algérie
Le 19 février 2024, lors de son embarquement à l’aéroport d’Alger, la situation prend une tournure inattendue. Il découvre que son titre de séjour a expiré quelques jours auparavant, le 15 février. En l’absence de documents valides, les agents de la Police aux frontières refusent son départ, annulant ainsi son vol de retour. Cet incident marque le commencement d’une série de complications qui vont le tenir éloigné de son domicile et de sa famille en France.
Pour tenter de rentrer en France, Mohamed Fdjaikha entreprend rapidement plusieurs démarches administratives. Il soumet une première demande de visa au consulat de France à Annaba, mais la réponse se fait attendre. Deux autres demandes suivent, également sans résultats concrets, et les refus ne sont pas toujours clairement exprimés, rendant son dossier encore plus complexe. Au fil des mois, sa situation reste inchangée, impliquant de nombreux organismes tant en Algérie qu’en France. Les échanges entre les administrations sont longs et difficiles, ralentissant le processus de résolution. Parallèlement, la famille de Mohamed Fdjaikha à Maubeuge s’inquiète de son absence. Sa fille, Fatiha, prend en main les démarches et cherche à obtenir des nouvelles. L’éloignement est de plus en plus pesant, d’autant plus que son père vieillit et que des préoccupations de santé apparaissent à partir de 2025.
Après deux ans, une issue favorable
Enfin, en mars 2026, les services consulaires français en Algérie décident de délivrer un visa permettant à Mohamed Fdjaikha d’effectuer son retour. Après une attente de plus de deux ans, il peut enfin organiser son voyage vers la France. Le 25 mars 2026, il arrive à l’aéroport de Lille, où sa fille Fatiha l’attend pour des retrouvailles émouvantes, juste avant la célébration de l’Aïd al-Fitr. Selon des informations rapportées par La Voix du Nord, il est visiblement affaibli, mais heureux de retrouver ses proches. Sa femme, Marie-Jeanne, se trouvait également en Algérie lors de la délivrance du visa, ce qui permet à la famille de célébrer enfin leurs retrouvailles après cette période prolongée de séparation. Mohamed Fdjaikha s’exprime en ces termes : « Ma femme et ma fille, elles ont été comme mon bras droit. Ça me fait plaisir de les revoir, ça me fait du bien. » Sa fille, quant à elle, se montre soulagée : « Enfin, au bout de deux ans ! On est soulagés ! ».
Cette situation met en lumière un point crucial : l’importance de la validité des documents administratifs lors du retour vers la France. En effet, sans un titre valable au moment du départ, l’embarquement est impossible, même pour ceux qui résident durablement sur le territoire français. Dans des cas comme celui-ci, un visa délivré par les autorités consulaires devient indispensable pour le retour. Les délais de traitement peuvent varier considérablement, dépendant des circonstances de chaque dossier et des interactions avec les administrations concernées. De retour à Maubeuge, la famille prévoit de procéder à plusieurs formalités administratives, comprenant un suivi médical dans les jours suivants et le renouvellement du titre de séjour pour rétablir la situation de Mohamed Fdjaikha.