La récolte record de céréales attendue en Algérie pour la campagne 2026 pousse les autorités à accélérer le rythme sur le terrain. Le gouvernement a fixé un délai précis pour boucler les opérations de moisson : le 10 août au plus tard. Une échéance justifiée par des volumes de production jugés inédits depuis plusieurs décennies.
Une récolte record de céréales qui impose un calendrier serré
Le pays anticipe une production exceptionnelle, présentée comme la plus abondante depuis des décennies. Selon les projections évoquées, cette récolte pourrait atteindre près de cinq millions de tonnes, un niveau jamais observé au cours des dernières années.
Face à cette abondance, l’exécutif s’est donné une dizaine de jours pour finaliser l’ensemble des moissons. Cette décision vise à sécuriser la totalité des volumes avant qu’ils ne soient exposés à d’éventuelles pertes sur le terrain.
Une échéance fixée par le Premier ministre lors d’une réunion avec les walis
La date butoir a été arrêtée par le Premier ministre Sifi Ghrieb, à l’occasion d’une rencontre tenue en visioconférence avec les walis. L’information a été communiquée par ses services dans un communiqué officiel.
Cette réunion visait à dresser un bilan précis de l’avancement de la campagne de moissons-battage. Selon le texte diffusé, l’opération a connu des contraintes logistiques et organisationnelles liées à l’immensité des surfaces à récolter et à des rendements sans précédent.
La réunion s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur Saïd Sayoud et de la ministre du Commerce intérieur Amel Abdelatif, signe de l’importance accordée à ce dossier stratégique.
Près de 10 000 moissonneuses mobilisées pour la campagne
Pour tenir ce calendrier ambitieux, l’État a déployé une série de mesures destinées à tirer le meilleur parti du matériel agricole disponible sur tout le territoire. L’objectif affiché est d’optimiser l’usage des équipements et d’en maximiser le rendement.
Le parc national compte aujourd’hui environ 10 000 moissonneuses-batteuses en activité. Ce dispositif a été renforcé par la création de coopératives de mécanisation agricole, chargées d’appuyer les opérations sur le terrain.
Des coopératives équipées de matériel moderne
Ces nouvelles structures ont déjà entamé l’acquisition de moissonneuses-batteuses répondant à des standards techniques récents. Selon le communiqué, ces engins présentent des « spécifications modernes » adaptées aux exigences d’une récolte de cette ampleur.
Ce renforcement du parc mécanique constitue un levier essentiel pour absorber les volumes exceptionnels et éviter tout goulot d’étranglement dans la collecte des céréales.
Solidarité entre wilayas et nouvelles capacités de stockage
Le suivi de proximité assuré avec les walis, combiné à un esprit de coopération entre les régions et les agriculteurs, a permis de gagner un temps précieux. Cette dynamique collective a facilité la coordination des opérations à l’échelle nationale.
La mobilisation du matériel agricole national et l’entrée en service de nouvelles infrastructures de stockage ont contribué à raccourcir la durée de la campagne de récolte et de battage. Ces capacités additionnelles permettent d’accueillir plus rapidement les quantités moissonnées.
Cette organisation illustre la volonté des autorités de transformer un défi logistique en réussite agricole, tout en limitant les risques de perte après récolte.
Les walis appelés à superviser personnellement les opérations
Le Premier ministre a demandé aux responsables locaux de suivre en personne l’achèvement des travaux dans les délais impartis. Ces instructions s’inscrivent dans le cadre des orientations fixées par le président de la République.
La consigne est claire : la finalisation de la campagne ne doit en aucun cas dépasser la date du 10 août 2026. Chaque wilaya est ainsi responsabilisée pour tenir cet objectif national.
Avec cette récolte record de céréales, l’Algérie mise sur une mobilisation générale de ses moyens humains et matériels. Le respect de l’échéance du 10 août apparaît comme un test de coordination entre l’État, les collectivités et le monde agricole, dans un contexte où la sécurité alimentaire reste une priorité affichée.
