La production de pétrole de l’Algérie vient de franchir une étape symbolique en dépassant le seuil du million de barils par jour. Une progression annoncée le dimanche 2 août par le ministère des Hydrocarbures, à l’issue de réunions ministérielles réunissant les pays de l’alliance OPEP+. Ce cap n’avait plus été atteint depuis plusieurs années.
L’Algérie repasse au-dessus du million de barils de pétrole par jour
Pour la première fois depuis longtemps, la production journalière de brut algérien franchit la barre symbolique du million de barils. Cette hausse découle d’une décision collective prise au sein du groupe de concertation formé de sept membres de l’OPEP+.
L’annonce fait suite à la participation du ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, à des réunions ministérielles dédiées au suivi de la mise en œuvre des décisions signées dans le cadre de la déclaration de coopération de l’alliance pétrolière.
Ces travaux se sont déroulés en visioconférence. Aux côtés du ministre figuraient le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, ainsi qu’Abdelkader Cherafoui, président de l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT).
Une hausse de 6 000 barils par jour pour la production algérienne
La première rencontre a réuni les sept pays engagés dans des réductions volontaires de leur production. Outre l’Algérie, y ont pris part les ministres du pétrole d’Arabie saoudite, d’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, du Sultanat d’Oman et de la Russie.
À l’issue des échanges, ces sept nations ont convenu d’augmenter progressivement leur production commune de 188 000 barils par jour dès septembre 2026. Cette mesure s’inscrit dans le retrait graduel des coupes volontaires adoptées à partir d’avril 2023.
Un cap de 1,007 million de barils atteint dès septembre
Dans le cadre de cet ajustement, la production algérienne progressera de 6 000 barils par jour au cours du mois de septembre. Elle devrait ainsi s’établir à 1,007 million de barils quotidiens, selon le ministère des Hydrocarbures.
Les ministres réunis ont réaffirmé leur volonté de maintenir une coordination rapprochée. Ils ont également mis en avant la nécessité d’un suivi régulier et rigoureux de l’évolution du marché mondial de l’or noir.
Un respect strict et constant des décisions de l’OPEP+
Le ministre algérien a ensuite participé à la 67e réunion de la Commission ministérielle conjointe de suivi (JMMC). Étaient présents les représentants de l’Algérie, de l’Arabie saoudite, de l’Irak, du Koweït, du Nigeria, du Venezuela, du Kazakhstan et de la Russie.
Lors de ces échanges, la commission a examiné le niveau de respect des engagements pris par les pays signataires de la déclaration de coopération. Cette évaluation a porté sur les réductions volontaires de production appliquées durant les mois de mai et juin 2026.
Les participants ont salué les efforts soutenus déployés par les pays concernés. Ils ont insisté sur le fait qu’un respect strict et constant des décisions collectives demeure indispensable pour préserver la stabilité du marché pétrolier mondial.
Cette hausse marque une nouvelle étape dans la trajectoire du secteur des hydrocarbures algérien, moteur essentiel de l’économie nationale. Le retour au-dessus du million de barils par jour illustre la coordination maintenue au sein de l’OPEP+, dans un contexte de gestion prudente de l’offre mondiale.