Un voyage avec Air Algérie a viré au cauchemar pour une passagère enceinte reliant Alger à Marseille. Coincée plus de 15 heures à l’aéroport, cette femme enceinte de sept mois raconte un parcours semé d’embarquements avortés, de fortes chaleurs et de correspondances manquées.
Un vol Air Algérie qui tourne au calvaire dès l‘aéroport d’Alger
La voyageuse, enceinte de sept mois, avait réservé un billet Alger-Marseille avec la compagnie nationale. Accompagnée de sa mère, elle s’est présentée à l’aéroport d’Alger le 22 juin à 4 h du matin.
Son vol devait décoller à 8 h. Elle patientait donc quatre heures avant l’heure prévue, sans imaginer l’épreuve qui l’attendait. Dans son témoignage, appuyé par des documents, elle décrit une succession d’incidents inhabituels.
Après un embarquement effectué dans les temps, l’appareil a entamé son roulage vers la piste. Mais tout s’est brusquement arrêté : le personnel a fait redescendre les passagers en évoquant un souci technique sur l’avion.
Une première correspondance déjà menacée
La passagère s’est aussitôt inquiétée pour la suite de son trajet. Elle devait en effet attraper un vol vers Malaga au départ de Marseille prévu à 18 h. Le retard risquait de compromettre cette correspondance.
Pour rassurer les voyageurs, Air Algérie leur a annoncé un embarquement de remplacement à 13 h 25 sur un autre appareil. Une nouvelle qui laissait espérer un rattrapage du planning initial.
Bloquée plus de 15 heures entre l’attente et la chaleur
Le nouvel embarquement a finalement été décalé d’une heure supplémentaire. La passagère est montée à bord à 14 h 30, avant de se retrouver de nouveau immobilisée dans un avion qui ne décollait pas.
« Ils nous ont laissé une heure à l’intérieur. Il faisait trop chaud ! Je suis enceinte de 7 mois et ma mère est hypertendue », a-t-elle témoigné. Les conditions à bord devenaient difficilement supportables.
Les voyageurs ont ensuite été débarqués une seconde fois. La future maman a alors demandé à récupérer son bagage en soute afin de reprendre la collation qu’elle avait préparée pour Marseille. Le personnel de la compagnie a refusé cette requête.
Un repas jugé insuffisant
« On nous a ramené du pain de mie et une portion de fromage à midi », déplore la voyageuse, présente à l’aéroport depuis 4 h du matin. Selon son récit, elle n’a finalement pu embarquer qu’après 19 h.
Au total, elle aura donc patienté plus de 15 heures avant que son vol ne décolle réellement. Une attente interminable, aggravée par son état de grossesse et la santé fragile de sa mère hypertendue.
Une passagère d’Air Algérie sans interlocuteur pour se plaindre
L’avion a atterri à Marseille vers 21 h 30. À l’arrivée, la voyageuse a constaté que sa valise avait été endommagée à force d’embarquements et de débarquements successifs. Sa correspondance vers Malaga, elle, avait décollé sans elle.
« On a payé le billet à 190 € chacune, ma mère et moi », rappelle-t-elle avec amertume. Le préjudice financier venait s’ajouter à la fatigue accumulée durant cette longue journée d’attente.
Souhaitant déposer une réclamation, elle s’est dirigée vers le comptoir d’Air Algérie à l’aéroport de Marseille. Celui-ci était fermé. Faute d’alternative, elle a dû réserver une chambre d’hôtel marseillais pour deux nuits, à plus de 200 €.
Un dépôt de réclamation impossible
De retour à l’aéroport quelques jours plus tard, la passagère a de nouveau trouvé le comptoir de la compagnie fermé. Aucun agent n’était disponible pour recueillir sa plainte.
« Je n’ai pas trouvé où me plaindre », regrette-t-elle. Elle a finalement opté pour l’envoi d’un courriel à l’adresse officielle de la compagnie, faute de pouvoir échanger avec un représentant sur place.
Ce témoignage illustre les difficultés que peuvent rencontrer certains passagers face aux retards et aux imprévus des vols. Il soulève aussi la question de la prise en charge des voyageurs vulnérables et de l’accès à un service de réclamation efficace.
