Qualifié de « projet du siècle » par le chef de l’État, cette ligne ferroviaire s’étendra sur plus de 2 000 kilomètres depuis la capitale jusqu’au sud extrême du pays. La télévision algérienne rapporte que la voie passera par Laghouat, Ghardaïa, El Ménéa et In Salah pour atteindre son terminus, Tamanrasset.
Progression des travaux et financements
À ce jour, 338 kilomètres de la ligne ont été complétés, répartis en deux tronçons : d’une part, la section Alger – Blida de 68 kilomètres, et d’autre part, le segment Boughezoul – Laghouat s’étirant sur 250 kilomètres. La prochaine étape verra la construction de la liaison entre Laghouat et El Ménéa, comprenant aussi Ghardaïa, sur un total de 495 kilomètres. Ce développement sera soutenu par un financement excédant trois milliards de dollars, fourni par la Banque africaine de développement (BAD).

Infrastructures complémentaires et ambition d’exportation
En parallèle au développement ferroviaire, le président Tebboune a révélé l’intention de l’Algérie d’exporter sa première cargaison de phosphate à partir de Blad el Hedba, localisé dans la wilaya de Tébessa, prévue pour fin mars 2027. Ce projet d’exportation repose sur l’achèvement du chemin de fer minier de l’est, qui reliera le site d’extraction au port d’Annaba sur 420 kilomètres.