Algérie Ferries : une flotte réduite à l’origine des perturbations
Pour comprendre ces déprogrammations à répétition, il faut revenir sur la situation particulière de la compagnie durant cet été. Algérie Ferries a en effet assuré toute la saison 2026 sans son bâtiment phare, le Badji Mokhtar III.
Ce navire, le plus grand de la flotte nationale, demeure immobilisé dans un chantier naval en Grèce. Il y fait l’objet d’importants travaux de maintenance et de remise à niveau, privant l’opérateur d’une capacité de transport essentielle.
Face à cette flotte amoindrie, la compagnie maritime a dû multiplier les ajustements de son programme. Reports et annulations se sont enchaînés, dans le but de coller au mieux à la demande des voyageurs entre les deux rives de la Méditerranée.
La traversée Marseille – Oran reportée d’une journée
Dans un communiqué diffusé le 14 septembre 2026, Algérie Ferries a annoncé le décalage de sa liaison Marseille – Oran. Prévue à l’origine le 15 septembre, cette traversée a finalement été fixée au 16 septembre.
Selon les informations de la compagnie, le départ s’effectuera à 16 heures et sera assuré par le navire Tassili II. Les passagers concernés doivent donc décaler leur programme d’une journée pour rejoindre le port oranais.
Aucune explication précise sur les causes du report
Comme lors des précédentes annonces, l’opérateur reste discret sur les motifs exacts de cette modification. La compagnie évoque uniquement des « causes indépendantes de sa volonté », sans fournir de détails supplémentaires.
Algérie Ferries a par ailleurs présenté ses excuses aux voyageurs pour les désagréments engendrés par ce changement de dernière minute. Elle a également remercié les passagers touchés pour leur compréhension face à ce nouvel imprévu.
Cinq traversées reportées en moins de 15 jours
Ce report de la liaison Marseille – Oran n’a rien d’un cas isolé. Depuis le début du mois de septembre, Algérie Ferries a déjà déprogrammé plusieurs de ses rotations reliant l’Algérie à la France.
La série de perturbations a débuté avec la traversée Annaba – Marseille du 5 septembre. Elle s’est poursuivie avec la liaison Alger – Marseille du 8 septembre, également décalée par la compagnie.
Deux autres rotations ont suivi le même sort : la traversée Marseille – Béjaïa du 10 septembre et la liaison Béjaïa – Marseille du 13 septembre. Ces reports ont parfois été accompagnés de changements de ports de départ ou d’arrivée.
Un rythme de déprogrammations qui interroge
Avec le décalage de la traversée Marseille – Oran, le bilan atteint désormais cinq reports en moins d’une quinzaine de jours. Un rythme soutenu qui pèse lourdement sur l’organisation des voyageurs.
À chaque annonce, la compagnie maritime reste silencieuse sur les raisons profondes de ces changements. Cette absence de transparence alimente les interrogations des passagers, souvent contraints de revoir leurs plans dans l’urgence.
Des voyageurs pris au dépourvu entre les deux rives
Ces perturbations à répétition compliquent sérieusement les déplacements des usagers de la compagnie nationale. Familles, travailleurs et vacanciers doivent composer avec des horaires modifiés et des dates repoussées.
Pour de nombreux passagers, ces reports impliquent une réorganisation complète du voyage. Correspondances, hébergements et démarches administratives se retrouvent parfois bouleversés par un simple décalage de traversée.
Dans ce contexte, la vigilance reste de mise pour toute personne prévoyant une liaison maritime entre l’Algérie et la France. Consulter régulièrement les canaux officiels de la compagnie apparaît comme la meilleure précaution.
Tant que le Badji Mokhtar III ne reprendra pas du service, ces ajustements de programme risquent de se poursuivre. Le retour du navire depuis la Grèce constitue désormais l’enjeu majeur pour rétablir la stabilité des traversées d’Algérie Ferries.




