Un vaste mouvement diplomatique vient de secouer la représentation extérieure du pays. Une nouvelle vague de fin de fonctions d’ambassadeurs et de consuls généraux d’Algérie a été officialisée par plusieurs décrets présidentiels publiés au Journal officiel daté du 9 septembre. Au total, seize chefs de mission diplomatique et quatre responsables consulaires quittent leur poste à l’étranger.
Un remaniement acté par décret présidentiel
Ce sont quatre textes signés par le président Abdelmadjid Tebboune qui entérinent ces départs. Ils concernent aussi bien les représentations diplomatiques que les postes consulaires disséminés à travers plusieurs continents.
La procédure suit un cadre bien établi. Chaque ambassadeur et consul général est désigné par décret présidentiel, sur proposition du ministre des Affaires étrangères. La cessation de leurs missions obéit à la même règle formelle.
En pratique, un diplomate algérien demeure en poste entre trois et quatre ans en moyenne. Passé ce délai, il est réaffecté à d’autres responsabilités ou admis à faire valoir ses droits à la retraite lorsqu’il atteint l’âge requis.
Une diplomatie tournée vers la diaspora
Ces rotations interviennent alors que la communauté algérienne établie à l’étranger occupe une place croissante dans les priorités de la politique extérieure du pays. Le renouvellement des équipes dirigeantes vise ainsi à insuffler une nouvelle dynamique aux ambassades et consulats.
Ce type de mouvement permet également d’ajuster la présence algérienne dans des zones stratégiques. La modernisation du réseau consulaire répond notamment aux attentes des ressortissants installés en Europe et en Amérique du Nord.
Quatre consuls généraux quittent leurs fonctions
Un premier décret présidentiel, daté du 2 septembre 2026, met fin aux missions de quatre consuls généraux, avec effet « à compter du 9 juillet ». Le texte précise que ces responsables sont « appelés à exercer d’autres fonctions », leurs successeurs ayant déjà pris leurs quartiers durant l’été.
Les postes consulaires concernés sont les suivants :
- Moncef Mansri, consulat général à Bruxelles (Belgique)
- Mohamed Zergot, consulat général à Montréal (Canada)
- Chaouki Chemmam, consulat général à Naples (Italie)
- Abdelmadjid Amini, consulat général à Londres (Royaume-Uni)
Seize ambassadeurs d’Algérie déchargés de leurs missions
Trois autres décrets présidentiels organisent les départs de seize chefs de mission diplomatique. Les situations diffèrent selon les profils : quatre partent à la retraite, trois sont réorientés vers de nouvelles responsabilités et neuf voient simplement leurs fonctions prendre fin.
Départs à la retraite
Quatre ambassadeurs quittent définitivement l’activité diplomatique après avoir atteint l’âge de la retraite :
- Abdelmadjid Naâmoune – Bucarest (Roumanie)
- Larbi El Hadj Ali – Berlin (Allemagne)
- Mohamed Irki – Tachkent (Ouzbékistan)
- Fatah Mahraz – Belgrade (Serbie et Monténégro)
Réaffectés à d’autres fonctions
Trois diplomates sont appelés à occuper de nouvelles responsabilités au sein de l’appareil d’État :
- Larbi Latroch – Vienne (Autriche)
- Faïza Rahim – Santiago (Chili)
- Rachid Bladehane – représentant permanent auprès de la mission algérienne à Genève (Suisse)
Simple fin de fonctions
Neuf autres ambassadeurs voient leur mandat s’achever à l’étranger, répartis sur plusieurs continents :
- Abdelhak Aissaoui – Libreville (Gabon)
- Abdelkrim Beha – Amman (Jordanie)
- Mahmoud Braham – Manama (Bahreïn)
- Nor-Eddine Benfreha – Canberra (Australie)
- Abdelmalek Tigharghar – Gaborone (Botswana)
- Salima Abdelhak – La Haye (Pays-Bas)
- Belkacem Zeghmati – Prague (République tchèque)
- Toufik Laid Koudri – représentant permanent adjoint auprès de l’ONU à New York
- Idriss Bouassila – Abidjan (Côte d’Ivoire)
Un rééquilibrage du réseau diplomatique algérien
Ce mouvement d’ampleur illustre la volonté des autorités de dynamiser leur représentation à l’étranger. Il touche des capitales majeures d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie, ainsi que des postes clés auprès des organisations internationales.
Ces changements à la tête des ambassades et des consulats d’Algérie s’inscrivent dans une logique de renouvellement régulier des cadres. Ils traduisent aussi l’importance accordée au rayonnement extérieur du pays et à l’accompagnement de sa diaspora dans les années à venir.




