Une saisie de devises non déclarées vient de rappeler la sévérité de la réglementation algérienne sur le change. À son retour de Tunisie, un voyageur a été intercepté à la frontière avec près de 10.000 euros dissimulés. Les agents de la police de l’air et des frontières (PAF) ont découvert une somme largement supérieure au plafond légalement autorisé.
Une somme en devises non déclarée découverte à la frontière algérienne
Les faits se sont déroulés à Haddada, dans la wilaya de Souk Ahras, une localité proche de la frontière tunisienne. Selon un communiqué diffusé le 14 septembre par la sûreté de Souk Ahras, les policiers ont arrêté un voyageur qui s’apprêtait à introduire des devises en violation de la réglementation en vigueur.
C’est lors d’un contrôle de routine que les agents de la PAF ont concentré leur attention sur cet individu. La fouille menée par la suite a permis de mettre la main sur une somme conséquente, soigneusement cachée par le voyageur.
9.800 euros saisis lors de la fouille
Au total, ce sont 9.800 euros non déclarés qui ont été confisqués. Le mis en cause tentait de faire entrer cet argent sur le territoire national d’une façon jugée contraire à la loi et aux règles fixées par les autorités.
Les billets saisis, en coupures de 100 et de 50 euros, ont été présentés sur une photographie jointe au communiqué officiel. On y voit l’intéressé menotté, de dos, avec la somme étalée sur une table derrière lui.
Ce que prévoit la réglementation algérienne sur les devises
La loi encadre strictement le transport d’argent liquide en Algérie. Tout voyageur, qu’il entre ou qu’il quitte le pays, peut circuler avec un maximum de 1.000 euros sans avoir à effectuer de démarche particulière.
Au-delà de ce seuil, une déclaration devient obligatoire. Elle doit être réalisée auprès du bureau de douane installé au poste frontalier concerné. Cette formalité vise à assurer la traçabilité des mouvements de capitaux de et vers l’étranger.
Des sanctions parfois très lourdes
Les personnes qui ne respectent pas cette obligation s’exposent à des conséquences sérieuses. La première sanction est la saisie immédiate de la somme non déclarée, comme cela a été le cas à Souk Ahras.
À cette confiscation peuvent s’ajouter des poursuites judiciaires, parfois particulièrement graves. Les autorités renforcent leur vigilance lorsque des soupçons de blanchiment d’argent ou de fraude à l’allocation touristique apparaissent au cours de l’enquête.
Un dossier confié à la justice pour infraction au change
Après son interpellation, le voyageur a été remis à la brigade chargée de la lutte contre les crimes économiques et financiers. Ce service spécialisé traite ce type de dossiers liés aux flux financiers illégaux.
L’individu a ensuite été déféré devant les autorités judiciaires compétentes. Il lui est reproché d’avoir enfreint la réglementation portant sur le change ainsi que sur la circulation des capitaux entre l’Algérie et l’étranger.
Une vigilance accrue aux postes frontaliers algériens
Cette affaire illustre le durcissement des contrôles menés par les services de sécurité aux frontières terrestres du pays. Les zones proches de la Tunisie, comme Souk Ahras, font l’objet d’une surveillance particulièrement soutenue.
La médiatisation de telles saisies participe aussi à une démarche de dissuasion. En exposant publiquement les contrevenants, les autorités entendent rappeler que le transport de devises non déclarées demeure une infraction lourdement réprimée.
Cette nouvelle interpellation confirme la fermeté des autorités algériennes face aux mouvements de capitaux non déclarés. Les voyageurs sont invités à connaître précisément le seuil autorisé et à effectuer, le cas échéant, la déclaration douanière requise pour éviter la saisie et d’éventuelles poursuites.




