Le visa à l’arrivée en Algérie pourrait connaître une révision tarifaire majeure en 2027, avec des réductions atteignant 30 000 dinars pour certains séjours. Le projet de loi de finances (PLF) 2027 introduit une nouvelle grille de prix destinée à alléger considérablement le coût d’entrée des voyageurs étrangers qui se dirigent vers le Grand Sud algérien.
Cette disposition est inscrite à l’article 38 du texte budgétaire, qui révise les droits de timbre liés à ce dispositif d’accueil. L’intention affichée par les autorités est double : renforcer l’attractivité des circuits sahariens et clarifier la tarification pour les touristes venus de l’étranger.
Visa à l’arrivée en Algérie : une grille simplifiée en trois paliers
Le projet prévoit de réorganiser les frais autour de trois durées de séjour principales. Pour une visite comprise entre 1 et 7 jours, le tarif s’établirait à 10 000 DA. Les séjours de 8 à 15 jours seraient facturés 15 000 DA, tandis que ceux allant de 16 à 30 jours reviendraient à 20 000 DA.
Cette refonte vise à rendre le barème plus limpide, tout en réduisant nettement la facture pour les visiteurs qui passent plusieurs semaines dans le désert algérien. Le visa de transit d’une seule journée, lui, demeurerait inchangé à 1 000 DA.
Les longs séjours, principaux bénéficiaires de la réforme
C’est sur les voyages prolongés que la baisse se révèle la plus marquante. Actuellement, un visa couvrant une période de 16 à 30 jours peut grimper jusqu’à 50 000 DA. Le nouveau barème ramènerait ce montant à seulement 20 000 DA.
L’économie réalisée atteindrait donc 30 000 DA pour un touriste programmant plusieurs semaines d’exploration au Sahara. Pour un séjour de 11 à 15 jours, le prix chuterait de 25 000 à 15 000 DA, et pour une durée de 8 à 10 jours, il passerait de 20 000 à 15 000 DA.
Une réduction qui ne concerne pas tous les formats
La réforme n’implique toutefois pas une diminution systématique des tarifs. Les séjours très brefs, de 1 à 2 jours, verraient leur coût doubler, passant de 5 000 à 10 000 DA. Quant aux visites de 3 à 7 jours, elles resteraient stables à 10 000 DA.
Un levier au service du tourisme saharien
Le visa à l’arrivée en Algérie a été imaginé pour simplifier l’accès aux régions méridionales des voyageurs inscrits dans des circuits organisés. Ce mécanisme dispense certains visiteurs d’une partie des formalités consulaires habituelles, à condition de passer par une agence de voyages algérienne agréée et de suivre la procédure requise.
D’après les données officielles du ministère du Tourisme, environ 39 000 visiteurs issus de 120 nationalités avaient déjà opté pour cette formule durant l’été 2026. La nouvelle tarification cherche ainsi à relancer un dispositif déjà bien ancré dans les habitudes des touristes.
Des tarifs encore soumis à validation
Pour l’heure, ces montants ne sont pas définitifs. Ils figurent dans le projet de loi de finances 2027 et devront franchir l’étape de l’adoption parlementaire avant d’entrer réellement en application.
Pour les acteurs du tourisme saharien, cette mesure pourrait néanmoins rebattre les cartes. Un visa plus abordable sur les séjours de deux à quatre semaines renforcerait la compétitivité des circuits dans le désert algérien, face aux autres destinations sahariennes de la région.
Si le texte est validé tel quel, le bénéfice majeur se résume ainsi : un séjour de 16 à 30 jours coûterait 20 000 DA au titre du visa, contre 50 000 DA actuellement. Une évolution qui pourrait repositionner l’Algérie parmi les destinations phares du tourisme désertique en Afrique du Nord.


