L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a une fois de plus fait appel au marché international pour ses besoins en blé tendre. Cette initiative a abouti à un nouvel achat qui a été annoncé à la suite d’un appel d’offres dont les résultats ont été fournis par des négociants européens.
Détails de l’acquisition et origine du blé tendre
Lors d’un appel d’offres international clos le 26 mars 2026, l’OAIC a acquis environ 690 000 tonnes de blé tendre. Cette information, relayée par l’agence Reuters, a été fournie par plusieurs négociants ayant accès aux résultats de l’appel d’offres. Le prix d’achat est estimé à environ 272 dollars par tonne métrique, coûts de transport inclus.
Bien que l’origine du blé soit considérée comme optionnelle dans les termes de l’appel d’offres, les opérateurs cités par Reuters prévoient que la mer Noire, en particulier des pays comme la Roumanie, la Bulgarie et l’Ukraine, sera la principale source d’approvisionnement pour cette transaction. Ces pays sont des partenaires historiques de l’OAIC, grâce à leur proximité géographique et leurs infrastructures logistiques adaptées pour le marché algérien.
Calendrier d’expédition et volume des achats
Les conditions d’expédition du blé vers l’Algérie sont distinctes selon la provenance géographique. Pour les cargaisons en provenance de l’Europe, les expéditions sont programmées en deux phases : du 1er au 15 juin 2026, puis du 16 au 30 juin 2026. En revanche, pour le blé importé d’Amérique du Sud, d’Australie ou d’Inde, le calendrier d’expédition est avancé d’un mois, avec des envois prévus respectivement du 1er au 15 mai et du 16 au 31 mai 2026. Cette distinction s’explique par des délais de transport maritime plus longs en raison de distances accrues.
Ce dernier achat de 690 000 tonnes porte à 2,09 millions de tonnes le volume total de blé tendre importé par l’Algérie depuis le début de l’année 2026. À ce jour, l’OAIC a effectué plusieurs importations : 600 000 tonnes le 19 janvier, 600 000 tonnes le 26 février, puis 200 000 tonnes le 10 mars. Cet enchaînement d’appels d’offres atteste d’un rythme d’acquisitions soutenu de la part de l’office céréalier.
Ces achats s’inscrivent dans un contexte plus vaste concernant les besoins d’importation du pays. Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Algérie doit importer 14,6 millions de tonnes de céréales, principalement du blé, au cours de la campagne commerciale de juillet 2025 à juin 2026. Les volumes acquis depuis janvier contribuent à la création de stocks nécessaires pour répondre aux besoins de consommation et de transformation nationale.