Le gouvernement pakistanais a récemment intensifié ses actions contre les Talibans en Afghanistan, en réaction à une attaque qui a causé la mort de plusieurs de ses soldats à la frontière. Cette offensive afghane, qui a eu lieu cette semaine, a mené à une déclaration de « guerre ouverte » par le Pakistan.
Une riposte pakistanaise féroce
Face à l’agression, Islamabad n’a pas tardé à organiser des frappes aériennes ciblant des villes importantes d’Afghanistan, notamment Kaboul, Kandahar et Paktita. Ces actions marquent un durcissement notable dans la réaction pakistanaise aux provocations frontalières.
Lors d’une déclaration sur la plateforme X, Khawaja Asif, le ministre de la défense, a exprimé son exaspération. Il a mis en garde contre ce qui est perçu comme une influence croissante de l’Inde en Afghanistan, accusant ce dernier de se transformer en « colonie indienne » et de devenir un pivot pour le terrorisme mondial. Pendant ce temps, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a affirmé que ses troupes sont pleinement capables de contrer toute agression afghane.
Origine et conséquences des tensions récentes
La tension a escaladé suite à des attaques terroriste en territoire pakistanais, notamment contre une mosquée à Islamabad au début du mois, poussant le Kaboul à bombarder ce qu’il qualifie de « camps terroristes » en Afghanistan. En représailles, l’armée afghane a lancé une offensive à la frontière, ce qui a incité une réponse immédiate de la part du Pakistan avec des frappes sur Kaboul et Kandahar.
Depuis des affrontements sanglants en octobre dernier, les relations entre les deux pays sont devenues de plus en plus tendues. Les efforts de médiation entre Kaboul et Islamabad, menés par la Turquie et le Qatar, n’ont pas abouti à une résolution pacifique, exacerbant les hostilités. Kaboul continue de reprocher à l’Afghanistan sa tolérance envers les groupes extrémistes qui orchestrent des attaques sur son sol, aggravant ainsi le conflit entre les deux nations.