Les Algériens vivant en Espagne sans papiers se précipitent pour finaliser leurs dossiers afin de profiter de la possibilité de régularisation mise en place par le gouvernement espagnol. Ils doivent agir rapidement pour ne pas manquer cette occasion.
Des difficultés dans le processus de légalisation des documents
Face à la forte affluence et à la complexité d’obtenir un rendez-vous à l’ambassade d’Espagne pour la légalisation de leurs documents, un député de l’Assemblée populaire nationale (APN) a interpellé le gouvernement sur ce sujet. À compter de juillet prochain, la nécessité de légaliser certains documents ne sera plus en vigueur, conformément à une convention internationale que l’Algérie a ratifiée, connue sous le nom de « convention Apostille ». Cependant, les sans-papiers algériens ont besoin de cette légalisation dans l’urgence pour ne pas rater leur chance de régularisation.
Échanges entre les autorités algériennes et les préoccupations des citoyens
Le député Farès Rahmani a écrit au secrétaire d’État à la communauté nationale à l’étranger, lui suggérant d’appliquer cette convention plus tôt que prévu.
Dans sa réponse, le membre du gouvernement a précisé que cette convention ne pourra pas être appliquée avant une période de huit mois suivant sa ratification, soit avant le 9 juillet. Le ministère des Affaires étrangères avait précédemment annoncé la ratification de cette convention, qui vise à simplifier la reconnaissance des documents publics entre les pays adhérents, remplaçant ainsi la lourde procédure de légalisation par un système d’apostille.
Le secrétaire d’État a assuré que les préoccupations exprimées seront prises en compte dans les limites légales. De plus, il a mentionné que des antennes de légalisation du ministère des Affaires étrangères ont été instaurées dans plusieurs villes pour faciliter ces démarches et éviter un déplacement unique à Alger.
Sur sa page Facebook, Rahmani a ajouté qu’il est convaincu des efforts de l’État pour protéger les intérêts de ses citoyens, tout en rappelant que certaines difficultés peuvent échapper au contrôle exclusif de l’État algérien. Le député a également suggéré de contacter l’ambassadeur d’Espagne en Algérie afin de l’informer de ces difficultés et de demander une augmentation du nombre de rendez-vous ainsi que l’acceptation par le gouvernement espagnol des casiers judiciaires traduits et certifiés par le ministère des Affaires étrangères.