Le Sahara Blend algérien dépasse 100 $/baril face à la guerre Iran-Israël, bouleversant le marché pétrolier et le détroit d’Ormuz.
Évolution des prix du pétrole en période de conflit
La flambée des prix du pétrole, déclenchée par le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, place le brut algérien en tête des pétroles arabes sur le marché international.
Le 9 mars, le prix du brut a atteint 119 dollars, marquant son niveau le plus élevé depuis mai 2022. Malgré de larges interventions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour libérer des réserves stratégiques, les prix se maintiennent autour de 100 dollars le baril.
Le Sahara Blend : leader des prix pétroliers arabes
D’après l’Energy Research Unit de Washington, le Sahara Blend algérien s’est établi comme le pétrole le plus coûteux parmi les pays arabes en février dernier. À ce moment-là, le tarif du pétrole algérien s’élevait à 73,59 dollars le baril, tandis que le prix moyen du Brent était de 69,37 dollars, celui du WTI de 64,52 dollars et le panier OPEP se chiffrait à 67,90 dollars.
Le Sahara Blend est suivi par le brut libyen Es Sider, dont le prix est de 71,14 dollars, le brut Murban des Émirats à 69,45 dollars, le pétrole léger d’Arabie saoudite à 68,40 dollars, le brut Basra Medium irakien à 66,77 dollars et le brut d’exportation du Koweït à 66,61 dollars le baril.
En termes de progression, le pétrole algérien a connu une hausse de 5,86 % en février comparé à janvier, tandis que le brut du Koweït a enregistré la plus forte augmentation à 5,89 %, bien qu’il demeure le moins valorisé.
Conséquences du conflit sur le marché pétrolier
Le jeudi 12 mars, les prix du Brent ont brièvement franchi la barre des 100 dollars le baril avant de légèrement reculer. Les effets de la guerre en Iran sont dévastateurs pour l’industrie pétrolière. Dans un rapport publié récemment, l’AIE a signalé que les pays du Golfe réduisent leur production de pétrole d’au moins 10 millions de barils par jour à cause du blocage du détroit d’Ormuz. Cette situation est considérée comme « la plus grande perturbation » jamais constatée dans l’approvisionnement pétrolier. Si le blocage se prolonge, les prix pourraient atteindre des sommets inédits.