Le 27 avril prochain, le tribunal économique et financier de Sidi M’hamed examinera un des dossiers de corruption les plus significatifs de ces dernières années. Ce dossier concerne le transfert de milliards de dinars appartenant à l’homme d’affaires incarcéré, Mahieddine Tahkout, par des investisseurs privés pour les blanchir à l’étranger.
Enquête sur le blanchiment d’argent
Les investigations, menées par la troisième chambre du tribunal économique et financier, ont révélé le blanchiment et la dissimulation de revenus criminels. Quatre investisseurs sont suspectés d’avoir détourné des fonds de Mahieddine Tahkout et de sa famille. L’enquête a montré que le premier accusé, N.S., propriétaire d’un bureau d’études, aurait transféré 35 milliards de centimes à l’étranger, via la Suisse et l’Espagne. Initialement, ces fonds lui avaient été confiés pour une étude de projet qui a été suspendue après l’arrestation de Tahkout. Plutôt que de restituer les fonds, N.S. les a blanchis en acquérant des propriétés en Espagne.
Implication de la famille Tahkout

Par ailleurs, Ibrahim Tahkout a déposé une plainte affirmant avoir été trompé par deux investisseurs, les frères G., qui lui ont promis d’intervenir pour libérer son frère incarcéré en échange de 15 milliards de centimes. Ces derniers auraient également dissimulé plusieurs véhicules de l’accusé.
Poursuites judiciaires
N.S. sera jugé pour blanchiment d’argent et autres infractions liées à la corruption. Le tribunal l’accuse d’avoir utilisé les facilités offertes par son activité professionnelle pour masquer la provenance des fonds et de participer à un réseau criminel. Les frères G. font face à des accusations similaires, incluant l’exploitation de leur influence pour obtenir des avantages indus. Ces activités sont sanctionnées par divers articles du code pénal algérien et des lois sur la prévention de la corruption et du blanchiment d’argent.