De passage en Algérie, le rappeur franco-algérien Rim’K a vécu un moment de pur partage dans un village de Kabylie. Immortalisé par une vidéo devenue virale, l’artiste s’est mêlé à un groupe de femmes interprétant des chants traditionnels, dans une atmosphère chaleureuse qui a conquis ses admirateurs.
Rim’K en voyage en Algérie, au cœur de la Kabylie
Le célèbre interprète du tube « Tonton du bled » a posé ses valises dans le village de Houra, rattaché à la commune de Bouzeguène. Ce lieu se situe à environ 75 kilomètres au nord-est de la wilaya de Tizi Ouzou, en pleine région kabyle.
Au fil de sa visite, le chanteur et producteur est tombé par hasard sur un ensemble de femmes réunies pour entonner des mélodies ancestrales. Pour seul accompagnement musical, elles faisaient résonner un bendir, cet instrument à percussion emblématique du répertoire maghrébin.
Une ambiance festive à laquelle il n’a pas résisté
Loin de rester simple spectateur, Rim’K s’est joint spontanément à la fête. On le voit danser et taper dans ses mains, affichant un sourire éclatant tout au long de la séquence filmée.
« Aujourd’hui, le village de Houra a le plaisir d’accueillir Rim’k. Un moment de partage, de culture et de convivialité au cœur de notre cher village », a écrit l’association féminine locale en légende de la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.
Des origines algériennes assumées et revendiquées
Né à Paris en 1978 au sein d’une famille d’origine kabyle, Abdelkrim Brahmi, de son véritable nom, n’a jamais tourné le dos à ses racines. L’artiste cultive au contraire un attachement sincère à la terre de ses ancêtres.
Ce retour aux sources en Kabylie illustre une nouvelle fois ce lien profond. En partageant ces instants avec les habitants du village, le rappeur rappelle combien son identité algérienne façonne son parcours et son inspiration.
Béjaïa, comparée à Monaco par l’artiste
Récemment, le compositeur des titres « Cellophané » et « Air Max » n’a pas tari d’éloges sur la ville natale de son père. Dans une interview, il a établi une comparaison flatteuse avec la principauté méditerranéenne.
« C’est le Monaco de l’Algérie, de toute l’Afrique. Big up à toute la famille là-bas ! », a-t-il lancé, exprimant toute l’affection qu’il porte à Béjaïa et à ses proches.
Sur les traces de « Tonton du Bled », hymne des voyages en Algérie
Évoquer Rim’K sans citer « Tonton du Bled » relèverait de l’impossible. Sorti en 1999 avec le groupe 113, ce morceau figure parmi les plus grands classiques du rap hexagonal.
Devenu culte au fil des années, ce titre dépeint avec tendresse et malice les trajets estivaux reliant la France à l’Algérie. Il raconte ces longues épopées familiales, souvent à bord de Peugeot 504 remplies à ras bord, qui ont marqué toute une génération d’enfants issus de l’immigration.
Un sample signé Ahmed Wahbi
En foulant de nouveau le sol algérien, Rim’K a sans doute repensé à cette chanson emblématique, dont l’existence remonte désormais à vingt-sept ans. Le morceau puise d’ailleurs une partie de son identité sonore dans un sample issu du répertoire traditionnel.
Ce passage musical est emprunté à une œuvre célèbre d’Ahmed Wahbi (1921-1993), chanteur et compositeur algérien reconnu. Cette filiation artistique renforce encore l’ancrage du titre dans la mémoire culturelle du pays.
Entre chants kabyles improvisés et souvenirs d’un classique indémodable, la visite de Rim’K en Algérie illustre la force des racines qui continuent de nourrir son parcours. Un instant de convivialité qui résonne bien au-delà des frontières de la Kabylie.


