Le 1er septembre 2026 marque l’entrée en vigueur de nombreux changements en France, touchant à la fois les retraites, les arrêts maladie et l’indemnisation chômage. Ces mesures, issues de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, redéfinissent plusieurs règles qui concernent directement le quotidien des Français.
Au-delà de la protection sociale, ces nouveautés législatives s’étendent à d’autres domaines. Le prix du gaz, la délivrance de certains médicaments et les aides destinées à la rénovation énergétique connaissent eux aussi des ajustements notables dès cette date.
Arrêts maladie et chômage : des règles resserrées
Depuis le 1er septembre 2026, la durée des arrêts maladie fait l’objet d’un encadrement strict. Un décret paru le 12 juin 2026 vient modifier l’article R.162-1-7-1 du Code de la sécurité sociale.
Désormais, une première prescription ne peut dépasser 31 jours. Chaque renouvellement, quant à lui, se limite à une durée maximale de 62 jours. Selon servicepublic.fr, cette réforme fait suite à la progression des arrêts de travail observée entre 2019 et 2024.
Le volet chômage n’est pas épargné. La loi n° 2026-470, qui transpose l’avenant du 25 février au protocole d’assurance chômage, raccourcit la durée d’indemnisation des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle individuelle.
Pour les moins de 55 ans, cette période descend de 18 à 15 mois. Les personnes de 55 ans et plus voient leur droit ramené à 20,5 mois, contre 22,5 à 27 mois selon l’âge auparavant.
Les habitants d’Outre-mer, hormis Mayotte, bénéficient de conditions particulières. Leur durée d’indemnisation atteint 20 mois avant 55 ans et 30 mois au-delà de cet âge.
Retraites : les mesures du conclave de 2025 s’appliquent
Trois dispositions négociées en 2025 lors du conclave sur les retraites entrent en application. Intégrées à la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, elles produisent leurs effets à partir du 1er septembre.
Le salaire de référence servant au calcul des pensions évolue pour les parents. Avec un enfant, le calcul repose sur les 24 meilleures années de carrière, contre 25 précédemment. À partir de deux enfants, il s’appuie sur les 23 meilleures années.
Le gel de l’âge légal de départ à la retraite devient également effectif. Cet âge est établi à 62 ans et 9 mois pour l’année 2027.
La génération née en 1964 inaugure ce gain d’un trimestre pour les départs prévus en 2027. La Caisse nationale d’Assurance vieillesse indique que les dossiers de carrière longue avec départ postérieur au 1er septembre peuvent être instruits.
Pouvoir d’achat, énergie et santé : plusieurs ajustements
Le prix repère du gaz, référence pour les offres indexées, grimpe de 5,6 % à cette date. Le tarif du kWh passe de 0,158 à 0,168 euro pour la cuisson, et de 0,126 à 0,135 euro pour le chauffage.
Les foyers ayant souscrit une offre à prix fixe échappent à cette augmentation. Par ailleurs, le taux de prélèvement à la source est réactualisé selon la dernière déclaration de revenus, modifiable sur impots.gouv.fr.
Côté santé, le tiers payant évolue pour certains traitements. D’après Ameli.fr, refuser la substitution d’un médicament hybride ou biosimilaire fait perdre le tiers payant pour ce produit.
Dans ce cas, le remboursement s’aligne sur le prix du générique le plus onéreux du groupe concerné. Lorsque le médicament d’origine coûte davantage, le patient assume la différence à sa charge.
Entreprises et véhicules électriques : nouvelles obligations et aides
Toutes les entreprises françaises doivent désormais adhérer à une plateforme agréée pour recevoir leurs factures électroniques. Les grandes structures et les entreprises de taille intermédiaire doivent en plus pouvoir émettre ces factures et transmettre leurs données de paiement à l’administration.
Le secteur automobile bénéficie de deux dispositifs financés par les certificats d’économies d’énergie. L’achat d’une voiture électrique d’occasion auprès d’un professionnel ouvre droit à une prime de 337 euros.
Les taxis peuvent obtenir une aide comprise entre 3 500 et 5 500 euros pour toute commande de véhicule électrique passée entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026. Les VTC restent exclus de ce mécanisme.
Enfin, Ma Prime Rénov’ se durcit. L’aide à la rénovation d’ampleur d’une maison individuelle n’est plus accordée si une chaudière au gaz est conservée après les travaux.
Ces changements entrés en vigueur au 1er septembre 2026 traduisent une volonté de rééquilibrer les comptes sociaux tout en accompagnant la transition énergétique. Retraites, arrêts maladie et chômage figurent parmi les dossiers les plus scrutés par les ménages français.
