Les prix du pétrole flambent après des attaques en Iran : Brent à 110,95 $ et WTI à 99,48 $, avec un risque de nouvelles hausses.
Flambée des prix du pétrole suite à des tensions en Iran
Le jeudi 19 mars 2026, les marchés ont constaté une nouvelle augmentation des prix du pétrole, consécutive aux récentes attaques contre des infrastructures énergétiques vitales en Iran. Cette situation a ravivé les tensions géopolitiques dans la région du Moyen-Orient, entraînant un bond des prix sur le marché mondial du pétrole.
À 17h00 GMT, le coût du baril de Brent, référence pour le pétrole algérien, a atteint 110,95 dollars, marquant une augmentation de 3,32 % par rapport à la veille. De même, le West Texas Intermediate (WTI), référence pour le pétrole américain, a également connu une hausse notable à 99,48 dollars, soit une progression de 4,21 %.
Un pic à 119,13 dollars avant un léger repli
Ce sommet a été observé le matin même, lorsque le prix du Brent est monté à 119,13 dollars, enregistrant ainsi une augmentation de plus de 10 %. Ce pic, atteint aux alentours de 09h00 GMT, indique une réaction immédiate et émotionnelle des marchés face à l’aggravation de la situation en Iran, suite aux frappes israéliennes sur une importante installation gazière iranienne, accompagnées de menaces d’escalade par les Gardiens de la Révolution.
Les acteurs du marché ont montré une grande nervosité face à cette intensification du conflit, car toute interruption dans les infrastructures pétrolières du Golfe pourrait engendrer des pénuries d’approvisionnement ainsi que des perturbations de la production pétrolière. Le Moyen-Orient est une zone clé pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, et toute instabilité y présente des risques immédiats pour les prix du pétrole, already sensibles aux fluctuations géopolitiques.
Une hausse de 42 % depuis le début des hostilités
Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, le marché pétrolier a observé une augmentation marquée des prix. Par exemple, le Brent a connu une montée de plus de 42 % depuis la fin de février, passant de 72,48 dollars à 103,14 dollars à la fin de la semaine dernière. Cette hausse significative traduit la préoccupation des investisseurs face à l’incertitude croissante qui entoure la stabilité de la région et la sécurité des approvisionnements énergétiques.
Par ailleurs, cette montée des prix coïncide avec un environnement déjà tendu sur le marché du gaz naturel, accentuant les craintes d’une crise énergétique à l’échelle mondiale. Les spécialistes anticipent que ces hausses pourraient se poursuivre si la situation au Moyen-Orient venait à se détériorer davantage.
Face à l’intensification des conflits et aux menaces d’autres attaques sur les installations énergétiques de la région, il se pourrait que les prix du pétrole continuent d’augmenter, augmentant ainsi l’incertitude sur les marchés internationaux