Deux sources proches des délibérations de l’OPEP+ ont confirmé qu’un accord préliminaire a été conclu. Selon l’agence Reuters, cet accord impliquerait l’Arabie Saoudite, l’Irak, le Koweït, l’Algérie, le Kazakhstan, la Russie et Oman. L’objectif est d’accroître la production de 188 000 barils par jour en juin 2026. Cet accord a été pris avant la réunion officielle prévue pour dimanche. Malgré le retrait des Émirats, les pays membres continuent de travailler à l’exécution de leurs plans de production en cours.
Une augmentation symbolique face aux perturbations
L’accroissement de la production décidé par l’OPEP+ est perçu comme principalement symbolique dans le climat actuel. Les sources de Reuters attribuent cela aux interruptions des cargaisons transitant par le détroit d’Ormuz, conséquence du conflit en cours dans la région. Les actions militaires menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont gravement perturbé le trafic pétrolier, occasionnant des perturbations de production bien plus significatives que les augmentations convenues par l’alliance. Par conséquent, l’ajout de 188 000 barils par jour semble modeste en comparaison aux volumes affectés par le conflit.

Le marché pétrolier en proie aux tensions
L’environnement du marché pétrolier mondial reste sous pression. Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative du pétrole mondial, pèse lourdement sur l’offre disponible. En conséquence, une pression à la hausse sur les prix se fait ressentir en raison de cette limitation des approvisionnements. L’augmentation décidée par l’OPEP+ ne suffira qu’à compenser partiellement les volumes bloqués dans la région. La rencontre de dimanche abordera probablement également les capacités de production disponibles et les futurs ajustements. Les marchés sont en attente des décisions officielles de l’alliance pour ajuster les anticipations sur l’offre à venir.