L’Office Algérien Interprofessionnel des Céréales (OAIC) a lancé récemment une sollicitation internationale pour l’achat de blé tendre. Cette demande a été confirmée par des négociants européens le mardi 5 mai 2026. Cet achat s’intègre dans une série d’acquisitions suivies effectuées par l’Algérie ces derniers mois.
Un nouvel appel d’offres pour du blé tendre
Le récent appel d’offres, ouvert début mai, prévoit officiellement l’acquisition de 50 000 tonnes de blé tendre. Cependant, des sources du marché, citées par Reuters, indiquent que les volumes finalement importés sont souvent plus importants. La date limite pour soumettre les offres reste cependant non précisée par les informateurs.
Calendrier de livraison et origines possibles
Les livraisons doivent s’échelonner en juillet 2026, avec une première période du 1er au 15 juillet, suivie d’une seconde du 16 jusqu’à la fin du mois. Les marchés européens sont parmi les sources principales. En revanche, pour les achats en provenance d’Amérique du Sud, d’Australie ou d’Inde, les cargaisons devront être chargées un mois avant ces échéances afin de respecter les délais.
Cette initiative suit plusieurs mois de forte activité sur le marché mondial. Fin février 2026, l’OAIC avait déjà conclu une affaire pour environ 600 000 tonnes de blé tendre, au prix de 259 à 260 dollars la tonne. Les origines possibles incluaient l’Ukraine, la Roumanie, et la Bulgarie. Malgré le souhait d’acquérir davantage dès le lendemain, les négociations ont échoué face à des exigences tarifaires supérieures de la part des fournisseurs.
Stratégie de gestion des stocks : un objectif clair
L’enchaînement des appels d’offres reflète la volonté de l’OAIC de maintenir des réserves adéquates. Les achats de février dernier avaient des créneaux de livraison fixés en avril et mai 2026, maintenant prolongés par les nouvelles fournitures prévues pour juillet.
Cet ensemble d’achats s’inscrit dans un plan plus vaste. Les prévisions du Département Américain de l’Agriculture estiment les besoins en importations de l’Algérie à environ 9 millions de tonnes pour la saison 2025-2026. La production domestique, quant à elle, s’établit autour de 3 millions de tonnes, un chiffre stable qui impose la dépendance au marché international pour satisfaire la demande intérieure.