En France, une récente décision du lycée Arnaud Beltrame de Meyzieu, localisé à Lyon, de nommer une salle en hommage à la championne d’Algérie, Imane Khelif, a suscité une vive polémique. Cette initiative a été dévoilée par la direction de l’établissement scolaire et l’inauguration de la salle est prévue pour le 7 mai.
Réactions politiques face à l’hommage rendu à Imane Khelif
Les opposants à l’Algérie n’ont pas tardé à critiquer cette décision et à s’en prendre à la boxeuse âgée de 25 ans. Parmi les critiques, la députée du Rassemblement national, Tiffany Joncour, a exprimé son mécontentement. Elle voit dans ce choix une preuve de l’infiltration du « wokisme » dans le système éducatif et a interpellé la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour qu’elle exige le retrait immédiat de ce nommage.
Le choix d’Imane Khelif : symbole de persévérance et égalité
L’événement est organisé dans le cadre d’un projet scolaire initié l’année précédente par le club égalité filles-garçons du lycée. L’établissement a précisé que la figure de Khelif a été choisie après un vote impliquant personnel enseignant et élèves. La boxeuse est présentée par l’école comme un modèle de détermination et d’égalité.
Malgré cela, cette décision n’a pas atténué les voix critiques. Eurydice Ndong, affiliée au parti Reconquête ! d’Éric Zemmour, a vivement critiqué le choix du lycée, qualifiant cela de collaboration déplacée.
Une campagne de dénigrement contre Imane Khelif
Ces réactions hostiles sont loin d’être des cas isolés. L’opposition à Imane Khelif s’explique d’une part par sa nationalité algérienne, alors que certains mouvements extrémistes en France appellent à rompre les relations bilatérales. D’autre part, la sportive est la cible depuis 2023 d’une campagne internationale menée par l’extrême droite, cherchant à remettre en question son genre.

