En Algérie, la rentrée scolaire 2026/2027 fait débat au sein des professionnels du tourisme. La Fédération nationale de l’hôtellerie et du tourisme (FNHT) réclame en effet un report de la date de reprise des cours, jugée trop précoce pour la saison estivale. Cette demande vise à prolonger l’activité touristique nationale de quelques jours supplémentaires.
Pour rappel, le ministère de l’Éducation nationale a arrêté le calendrier officiel. Les élèves des trois paliers d’enseignement, à savoir le primaire, le moyen et le secondaire, reprendront le chemin de l’école le dimanche 6 septembre 2026.
Une rentrée scolaire jugée trop précoce par les hôteliers
Cette échéance ne satisfait manifestement pas les gérants d’établissements hôteliers. Selon la FNHT, la date du 6 septembre pénalise directement le secteur touristique et écourte la période de forte affluence dans les hôtels.
La Fédération a donc décidé d’interpeller les plus hautes instances du pays. Elle a adressé une correspondance officielle au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, afin de solliciter une révision du calendrier scolaire.
Dans ce document, rendu public le samedi 1ᵉʳ août, l’organisation professionnelle plaide clairement pour un décalage de la reprise des classes. Elle suggère de déplacer la rentrée de quelques jours seulement.
Le contenu de la lettre adressée au chef de l’État
Les termes employés dans le courrier sont explicites. « Nous, représentants des établissements hôteliers et touristiques et acteurs du secteur du tourisme, avons l’honneur de vous adresser cette demande, en vous priant de bien vouloir envisager la possibilité de reporter de quelques jours la rentrée scolaire prévue le 6 septembre 2026 », peut-on lire dans le texte.
D’après la Fédération, un tel ajustement permettrait avant tout aux familles algériennes de prolonger leurs congés. Elles pourraient ainsi profiter davantage de la fin de l’été avant la reprise scolaire.
Au-delà de l’aspect familial, la mesure aurait des retombées économiques concrètes. Elle contribuerait, selon la même source, « à la dynamisation du tourisme local et au soutien des établissements hôteliers et touristiques, qui constituent un pilier de l’économie nationale, en assurant des milliers d’emplois saisonniers et permanents ».
Un enjeu économique pour toute la filière touristique
La FNHT insiste sur les bénéfices d’une saison estivale rallongée. Même modeste, cette extension profiterait à l’ensemble des maillons de la chaîne touristique nationale.
La Fédération souligne qu’une prolongation, « ne serait-ce que d’une courte période, profiterait aux différents acteurs économiques (hôtels, résidences touristiques, restaurants et agences de voyages) ». Elle y voit un levier pour stimuler le commerce et l’attractivité touristique dans l’ensemble des wilayas.
Un appel appuyé sur la politique de soutien au tourisme intérieur
Les professionnels du secteur fondent leur requête sur les orientations affichées par le président de la République. Ils rappellent l’attention particulière qu’il accorde à l’investissement national et à la promotion du tourisme intérieur.
La Fédération a clôturé sa correspondance sur une note d’espoir. « Nous espérons que cet appel retiendra votre bienveillante attention, dans l’intérêt général et au service de l’économie nationale », a-t-elle conclu.
Reste désormais à savoir si cette démarche sera suivie d’effet du côté des autorités. La demande des hôteliers illustre en tout cas les tensions entre calendrier scolaire et impératifs économiques du secteur touristique en Algérie. La décision finale déterminera la durée effective de la saison estivale 2026.