Le groupe français Elior-Derichebourg est impliqué dans une controverse majeure suite au licenciement de plusieurs de ses employées voilées, comme le révèle un article de Mediapart publié le 20 avril. Ce geste s’inscrit dans un climat où les actes antimusulmans ont bondi de 88 % en France en 2025, selon des statistiques officielles.
Un choc dû au non-respect du principe de diversité
Ce licenciement surprenant a provoqué un tollé, surtout parce que ces employées avaient été initialement embauchées en portant le voile. Cela fait se poser des questions sur le potentiel revirement de la politique de ce groupe, autrefois reconnu pour promouvoir la diversité et l’égalité des genres.
Décision d’entreprise déjà prévue
En février dernier, ces employées voilées ont été contraintes de participer à des réunions internes. On leur a rappelé que les signes religieux visibles étaient interdits durant le travail, selon Mediapart. Aissata, l’une des salariées concernées, a expliqué que sa supérieure lui a donné un délai de huit jours pour se conformer, une situation similaire à celle des autres employées. Le groupe a refusé de préciser combien de personnes ont été licenciées à cause de ce non-respect du règlement.
Modification du règlement interne
Pour renforcer sa décision, le groupe a amendé son règlement interne début avril, instaurant un « principe de neutralité religieuse ». Seules deux des 120 filiales d’Elior-Derichebourg appliqueraient déjà ce principe en raison des spécificités de leurs lieux d’intervention, notamment les écoles et les hôpitaux. Pour des raisons analogues, Magellan Partners, une autre entreprise, a également licencié trois salariées en 2025 pour port du voile.
