France 2026 : hausse des frais pour titres de séjour, naturalisation et permis. Ce qui change pour les étrangers dès le 1er mai.
Changements fiscaux pour les étrangers en France en 2026
La France modifie, à partir du 1er mai 2026, les coûts des procédures liées aux titres de séjour, à la naturalisation et à l’échange de permis de conduire. Ces ajustements découlent de l’article 128 de la loi de finances 2026, qui introduit de nouvelles hausses de tarifs. Les tarifs des premières cartes de séjour temporaires, pluriannuelles et cartes de résident passeront de 200 euros à 300 euros. Les frais réduits accordés à certains étrangers tels que les étudiants ou les travailleurs saisonniers augmentent également, passant de 50 euros à 100 euros.
Les visas de long séjour assimilés à des titres de séjour verront leurs coûts augmenter également de 200 euros à 300 euros, avec des tarifs minorés revus à 100 euros. Les frais relatifs aux visas de régularisation, appliqués aux sans-papiers, seront fixés à 300 euros, incluant 100 euros non remboursables payables lors de la demande.
Nationalité française et permis de conduire : nouveautés tarifaires
Les frais de timbre pour les demandes de nationalité française, qu’il s’agisse de naturalisation ou de réintégration, connaîtront une augmentation notable. Passant de 55 euros à 255 euros, cette augmentation prendra effet pour les dossiers déposés après le 1er mai 2026. Parallèlement, une nouvelle taxe de 100 euros sera introduite pour les autorisations provisoires de séjour, à l’exception des APS « parcours de sortie de la prostitution » et de celles accordées sous protection temporaire.
Concernant l’échange des permis de conduire étrangers, une nouvelle taxe de 40 euros sera mise en place pour couvrir les frais de production et d’acheminement du document français. Cette mesure s’appliquera à tous les étrangers effectuant cette démarche en France.
Impact sur les ressortissants algériens et exemptions prévues

Les ressortissants algériens ne sont pas exemptés de cette révision tarifaire; ils devront s’acquitter des nouvelles taxes, sauf si l’accord franco-algérien de 1968 stipule une exemption pour certains titres. Leurs frais de visa de régularisation seront également ajustés selon la nouvelle grille tarifaire. Toutefois, certaines catégories restent exemptées, notamment les citoyens de l’Union européenne, les membres de l’Espace économique européen, les Suisses, les Andorrans et les membres de leur famille, ainsi que les bénéficiaires de l’accord de retrait du Royaume-Uni et les victimes de traite humaine ou de violences domestiques.
Les nouvelles mesures entreront en vigueur le 1er mai 2026 et s’appliqueront à toutes les décisions de délivrance de titres de séjour à compter de cette date, ainsi qu’aux critiques déposées dès cette date pour les visas de régularisation. Dans le cas des demandes de naturalisation, les nouvelles règles s’appliqueront à la date de dépôt de la demande, que ce soit sur la plateforme officielle NATALI ou par l’envoi de dossiers papier.